Vancouver jours 6 et 7 – 18 et 19 août 2025

Réveil cotonneux pour la totalité de la famille. Les kilomètres des jours précédents nous tirent sur les mollets : nous décidons à l’unanimité de glander toute la matinée.

Après avoir croqué quelques tartines, joué à plein de jeux de société et fait du rien avec zèle, nous décidons d’aller faire un petit shopping dans notre rue, Robson Street, qui se trouve être ze place to be pour faire des emplettes à Vancouver.

Valentin nous pulvérise au Hit et jubile ostensiblement

Premier arrêt chez Muji, une franchise japonaise très sympa où nous passons un bon moment. Nous enchaînons avec une friperie, un salon de piercing (juste pour voir les bijoux) et un des ultras-nombreux magasins de vêtements de sport et de rando car les canadiens en semblent fort friands. Par contre, il faut se rendre à l’évidence : tout coûte un œil ici, alors nous ne craquons pas vraiment.

Voilà plusieurs jours que la jeune Lilix nous rape méthodiquement les noyaux parce qu’elle a mal aux pieds dans ses chaussures de rando, de pourtant bien belles Quetchua à 29,99 €. Nous décidons d’investir pour elle dans de la basket qualitative afin d’épargner les souffrances de la pauvrette, mais surtout pour qu’elle change de disque parce que, n’est-ce pas, les plus courtes sont les meilleures. Notons que bizarrement au Canada les chaussures valent le coup, alors que le moindre haut de chez Zara chiffre à 80 $ : ils sont fous ces canadiens. Ragaillardie par la bonne nouvelle, la maligne sent qu’elle est en veine niveau dépenses parentales et déclare qu’il lui faut un nouveau jean pour la rentrée, c’est une question de vie ou de mort. Elle nous fera poireauter devant mille boutiques avant de trouver la perle rare.

Les essayages de Cendrillon

Photo prise pendant le 48ème essayage de jean de Lilix – même le parcmètre a l’air de s’emmerder

Plus loin, Val et moi avisons des Docs Martens à un prix défiant toute concurrence ; là nous craquons, en espérant que tout loge dans la valoche.

C’est sûr que sapé comme ça on a l’air de 2 tanches mais avec l’outfit complet ça va claquer

Après un déjeuner sympa dans le food-court du coin, j’essuie de nouveau un refus à peine poli suite à ma proposition de visite de la galerie d’art. Je lâche l’affaire.

Pfff, bande d’ignares

Nous repartons maxi-mollement nous poser comme 4 cheesecakes à l’hôtel, non sans profiter de la ville qui nous entoure. Je remarque, lors de cette balade, que j’ai un tantinet perdu mon anglais (déjà assez faiblichon à la base) et tente de donner le change en répondant « yes » dès que je ne comprends pas la personne qui me cause. Les enfants en redemandent car la plupart du temps mon « yes » n’a aucun sens et je passe pour une imbécile, pour leur plus grand plaisir. Ces enfants sont nuls. Yes.

Partie d’échec en pleine rue (victoire à l’arrachée de Lilix)

Pour faire plaisir à Val, stop dans un Gamm’vert local pour un (tout petit) achat
Très cosy cette boutique, ils ont pensé à tout

Notre dernière soirée à Vancouver Bled se passe dans une tendre bonne humeur ; demain on bouge pour Vancouver Island !


Nous avions convenu de nous retrouver à 8h à la table du petit dej : raté d’une heure, ça passait c’était beau. Nous déjeunons de tout ce qui nous reste et que nous n’avons pas envie de nous trimballer : 3 tranches de pain de mie, un fond de céréales, quelques cuillères de confiture, un restant de chips, du yaourt en fin de parcours et du Canada Dry, pour les étoiles au Michelin on repassera.

Valoches bouclées, nous quittons notre hôtel et devant celui-ci, dans la rue, nous rencontrons des français, un père et son fils. Ceux-ci arrivent de Vancouver Island et nous donnent quelques tuyaux : c’est toujours bon à prendre !

Les zazous dans le métro

En traînant valises et sacs maousses, nous remontons les quelques blocs que nous connaissons bien maintenant, direction la station de métro aérien. Nous partons pour l’aéroport chercher la voiture de location bookée de main de maître par Matthieu. Nous ignorons la marque et le modèle qui nous sera alloué ; je fantasme sur un de ces pick-up géants pas du tout écolos en culpabilisant un peu – sans trop y croire.

Ca c’est du pick-up de bonhomme

Point de pick-up mastoc mais une chouette Kia hybride (le modèle s’appelle K4, ce qui nous plaît beaucoup), nous chargeons le coffre de nos bidules et nous mettons en route pour le port. Objectif : prendre le ferry pour Vancouver Island.

La K4
La K4 mais avec Annie Pujol et Philippe Risoli devant

Nous partons la fleur au fusil, n’ayant rien prévu ou anticipé – mais nous ne sommes pas inquiets pour un sou. Je retrouve quant à moi le plaisir de conduire sur les grandes routes nord-américaines…. Quel kif !

Le long de la route, sur des centaines de mètres, de gigantesques murs de mûres mures

Arrivés au port, la chance nous sourit : nous trouvons place dans le ferry qui part une heure plus tard. Le temps d’acheter un truc à grignoter et nous voilà sur le bateau pour 1h30 de traversée. Nous sillonnons le Pacifique en contournant de nombreuses îles, sauvages ou habitées. Le découpage de la frontière Canada / US est tel que nous serons, l’espace d’une petite demi-heure, sur le territoire américain. Le temps est magnifique et la croisière fort agréable.

Les îles au large

Arrivés sur Vancouver Island, nous nous mettons en route pour Victoria, la plus grosse ville de l’île. Nous faisons un stop dans un centre commercial histoire de faire réparer le portable de Val, toujours souffreteux depuis son passage dans la cuvette des wawas. Le centre comprend une flopée de galeries commerciales mais aussi un Walmart, le meilleur supermarché de l’univers de l’espace de la galaxie. C’est bien simple : dans ce supermarché tout est merveilleux.

Une figurine Hulk Hogan : merveilleux

Une tronçonneuse jouet qui fait des bulles : merveilleux

Des boucles d’oreilles peluches de poussin : merveilleux

Des bidons d’eau froide à 13 $ : merveilleux

Nous reprenons la route en direction de notre AirBnB, sur les hauteurs à une vingtaine de bornes de Victoria.

Nous quittons la grosse route pour une voie secondaire qui dessert de très belles maisons, mi-victoriennes mi-ricaines. Matthieu nous avait prévenu qu’il avait dégoté un super plan mais… ce que nous découvrons dépasse nos espérances. Notre maison bleue est, comme il se doit, adossée à la colline. La vue est à couper le souffle.

Bon ben ça devrait pouvoir le faire hein

Notre logement comprend une partie du sous-sol, aménagé et décoré avec soin.

Nous sortons sur la terrasse et regardons en silence le soleil déclinant illuminer la montagne d’en face. Il fait doux, cela sent la résine de pin et les chants d’oiseaux inconnus au bataillon nous chatouillent les oreilles.

Soudain, et pour ainsi dire tout à coup, on a faim. Matthieu (encore et toujours lui, mais qu’il est fortiche ce Matthieu) nous dégote un dinner tout proche avec vue sur le bras de mer ; quel plaisir de s’envoyer un gros burger bien gras devant un splendide panorama !

Nous regagnons enfin notre villa, repus et heureux, et nous endormons en ricanant des traductions canadiennes des titres de films américains. Demain, on randonne au pays des grizzlis !

Posted in ...des parents, Canada, Vancouver, Vancouver Island.

5 Comments

  1. la figurine de hogan , terrible ! maintenant qu’il est mort, il est encore plus ridicule
    sérieusement, j’adore Alix qui arrive tjrs à gagner !
    votre logement est super et le lieu fait rêver. Lire un bouquin assise dehors…..

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