Vancouver jour 5 – 17 août 2025

Réveil cocooning dans notre plumard du bout du monde. Comme d’habitude Lilix et moi sommes réveillées bien avant les garçons et lisons et bullons et écrivons et nous câlinons en attendant le réveil de ces messieurs. 

Pas de petit dej au programme ce matin puisque nous avons repéré un resto de ramen à un jet de pierre de l’hôtel. Difficile de le rater : de son ouverture (11h du mat’) à sa fermeture vers 23h, il affiche toujours complet et une longue file d’attente zig-zague en permanence devant ses portes. Intrigués, nous décidons d’aller y manger et nous patientons donc jusqu’à 11 heures. 

Une fois dans la file d’attente, une petite dame nous apporte des crayons et un formulaire à pré-remplir, depuis le trottoir, pour choisir ce que nous souhaitons manger. Ce faisant nous prenons connaissance d’un panneau stipulant les règles de l’établissement : 

  • Ne pas rentrer dans le resto sans la permission du staff
  • Attendre que tous les membres de notre groupe soient présents pour pouvoir solliciter l’entrée dans le resto
  • Les groupes de plus de 5 personnes peuvent être dispatchés sur des tables différentes
  • Il ne peut être servi que 2 bols de ramen à la fois : merci de commencer à manger même si la tablée entière n’est pas servie

Damned, ça rigole pas ici ! Ce protocole militaire nous donne à croire que l’expérience culinaire va être de très haut vol et nous remplissons gentiment notre petit formulaire. Une fois attablés, nous nous régalons copieusement ; quel délice ! Sitôt les bols vidés, la petite dame nous presse poliment mais fermement de prendre le large : une quinzaine de quidams patientent déjà sur le trottoir. 

Bon ben je prends TOUS les suppléments
Rhââ la vache ce que c’est bon

Nous voila le ventre plein, il n’est pas midi et la journée s’offre à nous. Nous décidons d’aller nous promener au parc Stanley tout proche.

Il s’agit d’un des plus grands parcs urbains d’Amérique du Nord, assorti d’un cadre naturel spectaculaire, entre forêt pluviale et éblouissant front de mer. On y trouve de belles plages, des sentiers en pleine nature et une kyrielle d’animaux qui vivent dans cette réserve naturelle : des hérons, des oiseaux troglodytes, des colibris, des ratons laveurs, des écureuils de Douglas, des coyotes…. Sans parler des phoques qui laissent parfois apparaître un dos lisse ou un museau moustachu. 

Manifestement il y a aussi des baleines dans le coin

Sans parler des jolies fleurs…

… et des belles plantes

Nous sillonnons ce joli parc pendant des heures, marchant doucement, jouant, admirant, papotant, nous régalant des curiosités qui nous entourent. Le parc est ceint d’une large bande de bitume séparée en deux – l’une étant dévolue aux piétons et l’autre aux vélos, rollers, tandems et autres trottinettes – et comme à l’accoutumée les passants sont très respectueux les uns des autres et évoluent en harmonie.

A la mode ricaine, les bancs sont agrémentés de citations de type sentimentalo-pouët pouët, comme l’illustre si bien Lilix

De nombreux chemins, plus aventureux, nous invitent à pénétrer la forêt de près de 400 hectares du centre de l’île mais nous préférons le bord de mer. Une petite bise court sur l’océan Pacifique et nous rafraîchit ; nous mettons parfois les pieds dans l’eau diaphane, apercevons des phoques, humons les embruns (et, encore et toujours, des relents de weed qui me retournent de plus en plus l’estomac, quelle ironie). 

Le parc, en plus de ses trésors naturels, abrite l’immense Aquarium de Vancouver, un authentique canon que l’on fait tirer tous les soirs à 21h depuis plus d’un siècle (à l’origine, le Nine O’Clock Gun servait aux vancouverois à mettre leurs pendules à l’heure) et un gigantesque arbre creux ; un cèdre rouge géant dont la souche abrite un « creux » de plus de 18 mètres de circonférence. De tout cela nous ne verrons rien car il est impossible de voir tous les trésors du parc en une seule journée, à pied qui plus est. Après une petite pause au glacier du coin, nous admirons quand même quelques pépites locales et apprenons que dans ce parc cohabitaient harmonieusement pas moins de 3 peuples autochtones. 

La statue Girl In Wetsuit, symbole de l’ouverture de la ville sur l’océan
Le Siwach Rock, un rocher considéré comme sacré par les peuples natifs et spot privilégié des peintres amateurs
Une sculpture honorant la route maritime vers l’Asie, prépondérante au début du siècle
Le Totem Park, témoignage du passé de la région et de ses premiers habitants
En outre, Val remarquera qu’ici « même les rippeurs sont des bombasses »

Nous regagnons mollement notre appart’ ; nous sommes fourbus mais heureux. Les quelques 17 kilomètres du jour nous plombent le mollet ; nous passons une soirée paresseuse à dormir, jouer et ricaner devant une série. 

Retour en longeant la sky line de Vancouver (avec son petit phoque mignon)
Posted in ...des parents, Canada, Vancouver.

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