Vancouver jour 4 – 16 août 2025

Réveil moite dans notre nid au 7eme étage de Robson Street. Nos affaires n’ont que partiellement séché depuis la veille mais l’épisode de pluie semble désormais clos. 

Celui qui souffre le plus de l’humidité reste le portable de Val, que celui-ci a malencontreusement fait tomber dans les waters la veille. Depuis, il ne s’allume presque plus, devient bouillant quand on le branche et émet un petit bruit de gargouillis non homologué par Steve Jobs. Valentin en est fort marri. 

Les amis Ricorée

Après le petit dej, nous décidons qu’après nos promenades de type Breaking Bad / Walking Dead de ces derniers jours, un petit shot de chlorophylle serait le bienvenu. Nous jetons notre dévolu sur le Lynn Creek Trail, une rando magnifique nichée dans une vallée au nord de Vancouver.

Nous rejoignons le port pour prendre un seabus car notre balade se situe au delà de la baie. Nous passons ce faisant devant des boutiques marrantes tandis que Matthieu, vissé au téléphone, négocie avec Booking le remboursement des 900 balles surnuméraires dû à nos déconvenues AirBnBiennes. 

Pour un shopping de vrai bonhomme

La traversée de la baie en seabus est rapide et nous voyons phoques et saumons sauvages faire des bonds hors de l’eau. 

Un coup de bus plus loin, nous voici au départ de notre rando. Pour la petite histoire, la Lynn Valley tient son nom d’un couple ayant fait prospérer l’endroit au milieu de XIXème siècle. 

Le tout dans la joie et la bonne humeur

Nous déjeunons frugalement d’un sandwich acheté à prix d’or dans un café et nous élançons sur le sentier. À peine la route quittée, la forêt nous engloutit. Il s’agit d’une forêt « pluviale » comme on dit dans le coin – en français nous dirons équatoriale. En clair : le fort taux d’humidité permanent confère à l’endroit un aspect dense, junglesque, presque primaire. C’est sublime.

En plus y’a des bâtons

Les nombreux cours d’eau et cascades ponctuent le parcours. Des hortensias sauvages poussent un peu partout et pointillent la vallée de bleu. 

En plus y’a des cailloux

Après quelques kilomètres sans croiser âme qui vive, soudain bain de foule : nous approchons d’un pont suspendu fort apprécié dans le coin car il est gratuit (un autre pont suspendu, bien plus grand que celui-ci, pendouille dans une vallée voisine mais sa traversée coûte 78 $ par personne : non mais ça va pas la tête ?). Notre pont suspendu, bien que de dimensions plus modestes, reste toutefois impressionnant pour qui souffre du vertige (moi). 

Photo chopée sur les internets afin de rendre compte de la vertiginosité du truc

Au secours

Le pont traversé, nous décidons de prolonger la rando en empruntant le Baden Powell Trail, du nom du fondateur du scoutisme – très grosse classe. Ce chemin, agréablement aménagé, nous fait (impitoyablement) monter et descendre des vallées dans un décor de rêve. Au fur et à mesure que les kilomètres défilent, les autres randonneurs disparaissent, et bientôt nous sommes seuls dans la jungle. Quelques panneaux rappellent que les torrents que nous longeons sont le lieu de reproduction des saumons et nous invitent au respect des lieux. 

Il était pas là pour enfiler des perles Baden Powell, moi j’t’le dis

Un code-barre de forêt
Val et Matthieu faisant quelques étirements (très visuel)

Arrivés à la civilisation, avec presque 16 bornes dans les guiboles, nous sautons dans un bus qui nous ramène au port. Nous enquillons nos derniers kilomètres direction la casbah, rangeons les enfants à l’hôtel et ressortons faire quelques courses pour le dîner. La vie est si chère ici ; les fruits et légumes sont hors de prix (comptez 8 $ pour une salade) et il nous faut ruser pour nous caler sans nous ruiner. Il nous faut aussi résister aux mille tentations des cochonneries trop grasses, trop sucrées et trop salées qui nous font de l’œil. 

Gâteaux saveur Barbie et biscuits goût Harry Potter

Nous revenons du supermarket les bras chargés de sacs de courses en papier marron comme dans les films. Ça sent la weed, non, ça empeste la weed, partout. Une odeur poisseuse, poivrée, qui colle aux narines et qui finit par m’écœurer. Car quand je dis que ça embaume partout, c’est partout : pas seulement en ville, mais aussi tout à l’heure dans la montagne, sur le bateau, dans les quartiers chics comme dans les plus craignos, entre les résidences huppées, dans les rues commerçantes… (exception faite des endroits clos ou non-fumeurs, les locaux sont très respectueux là-dessus). Et pourtant, quand nous levons le nez pour voir qui se fume tranquillou son bédot, nous ne voyons qu’une mémé à p’tit chien, un working’man pressé, une maman-poussette et un papy asiatique tout serein. Je n’ai jusqu’ici vu aucun pétard dans la main de quiconque. Ils sont forts ces vancouverois. 

La soirée file vite, entre une laundry (admirablement gérée par Matthieu) et un film rigolo en famille. Le soleil se couche en douceur. Nous trouvons vite le sommeil, éreintés et heureux de cette belle journée. 

Posted in ...des parents, Canada, Vancouver.

3 Comments

  1. Merci mille fois pour ces photos,la nature est sublime 😍. Bien rigolé aussi entre le portable de Val dans les wc et la tête d’Alix qui a oublié son trench Ralf Lauren, on reconnaît bien nos petits chéris . Toujours pas d’ours en vue ?
    mille bisous et continuez à nous faire rêver ❤️

  2. Combien de kilomètres de long le pont ? Je me régale de ce récit et notamment des légendes de photos 😂

    Gros bisous à tous les 4

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