Vancouver Island, Nanaimo once again – 22 août 2025

Réveil patachon dans notre motel un peu roots des faubourgs de Nanaimo. Nous avons excellemment dormi mais aspirons néanmoins tous à la paresse. 

Nous nous rendons au breakfast de l’hôtel, compris dans le prix, alléchés par la promesse de sa formule continentale. Grosse déception : 3 muffins industriels se battent en duel avec quelques œufs durs et une banane. Par contre, des litrons de café sous-dosé, pile comme j’aime, me tendent leurs petits bras. Le Vava, que l’adversité n’effraie pas, se tapera son œuf, son gros muffin, son yaourt, ses 2 tranches de pastèque et son deuxième gros muffin pour la route, le tout sans se plaindre, brave petit père, faut rentabiliser l’investissement ; Matthieu et moi apprécions l’effort. 

Même pas vrai

De retour à la chambre, nous nous mettons d’accord : ce matin nous restons à feignanter. Je me mets à ma séance d’écriture, Matthieu finit son bouquin, Lilix regarde sa série et Val entame une sieste bien méritée. À son réveil, il nous expliquera avoir rêvé qu’il s’endormait et rêvait ; un rêve dans le rêve, en somme. J’y vois le signe d’une plénitude. 

Et d’une digestion aussi, probablement 

Puis, avec Matthieu, nous peaufinons notre programme des prochains jours. Nous aimerions aller nous balader au centre et à l’ouest de l’île de Vancouver mais les prix sont résolument prohibitifs. Nous optons pour une seule nuit supplémentaire sur l’île, un peu plus au nord, mais serons contraints de reprendre le ferry pour le continent dimanche soir. Notre prochaine escale, une fois sur place : la ville de Wistler, sur le mont Garibaldi ; une station de ski très prisée du Canada, avec de belles promesses de randonnées. 

Nous bookons nos futurs logements mais une ombre plane sur nos beaux projets : tous les ferrys affichent complet, il faudra compter sur notre bonne étoile pour traverser ce bout d’océan Pacifique et aller honorer nos réservations. 

À ce sujet Matthieu est toujours aux prises avec Booking pour notre première résa foireuse et, si une partie de la somme investie nous a été remboursée, le solde tarde à venir… flûte ! 

Sur ces considérations il est presque de 14h : nous nous mettons en route. Nous en avions envie depuis un moment alors c’est décidé : nous allons déjeuner dans un Wendy’s, un fast-food local que nous aimons bien car il porte la malbouffe au rang d’art. Âpre discussion sur nos préférences : je suis la seule à voter Denny’s quand les trois autres optent pour Wendy’s, je suis très triste mais je finis mon burger quand même.  

Val  a commandé un Baconnator (véridique) arrosé d’un coca Cherry Vanilla, ce qui est un très bon choix pour qui veut déclarer un diabète de type 12

 Une fois nos burgers rangés dans nos gosiers, petite discussion sur le programme de l’après-midi déjà bien entamé. Je propose d’aller visiter le musée local mais me fais proprement rembarrer, une fois de plus, mais plutôt à raison cette fois-ci. Selon notre guide, le musée de Nanaimo présente une expo sur les origines autochtones de la ville, sur ses emblèmes architecturaux (??? quels peuvent-ils être ?), une locomotive à vapeur retapée et le Hall of Fame sportif. Autant dire que tout cela nous laisse au mieux septiques, au pire indifférents, alors nous décidons de rouler une quarantaine de minutes pour aller visiter le North Island Wildlife Recovery Center, nettement plus chouette à nos yeux. Il s’agit d’un refuge animalier géré par une asso à but non lucratif qui récupère, soigne et relâche (quand c’est possible) les animaux en détresse. 

Sur la route, des trop beaux pick-up, mais je crois que j’emmerde tout le monde avec ma nouvelle passion 

Arrivés au refuge, nous entreprenons une surprenante et agréable balade. Les animaux sont nombreux : il y a beaucoup d’oiseaux, une ourse noire apprivoisée (une exception, car en général ceux-ci sont relâchés dare-dare dans la nature), des axolotls, une moufette, des tortues, un lapin, un cochon d’Inde, et quelques biquettes qui se laissent caresser. On ne peut observer les oiseaux destinés à être relâchés qu’à travers de petites fenêtres percées dans les murs épais de bâtiments clos, quand les autres animaux, trop abîmés (ou devenus apprivoisés) pour être remis en liberté, habitent de grandes cages ou de beaux enclos. De nombreux soigneurs viennent d’eux-mêmes nous présenter les bestioles, qui portent toutes un petit nom, et nous en racontent les histoires : lui s’est fait renverser par une voiture, lui a été trouvé malade, lui a une aile cassée, etc.

Voici quelques-uns des animals que nous avons pu admirer : 

Une chouette avec une aile cassée qui te regarde comme si tu avais insulté sa mère

Un corbeau albinos, trop fragile pour survivre dans la nature

Des aigles qui ont l’air de surveiller une épreuve du Bac

Une chouette à qui il manque un truc

Ca c’est une grenouille en plâtre mais les kids m’ont fait croire que c’était une vraie alors je l’ai photographiée, mais qu’est-ce qu’ils sont nuls ces enfants

Une biquette qui caresse des biquettes

Nous passons en outre devant un mémorial honorant les ours hébergés ici et aujourd’hui disparus ; comme je n’en vois pas tous les jours je l’ai pris en photo. 

Vous êtes maintenant en possession de cette information

Un chalet entier est dédié aux 2 espèces d’ours qui résident sur le sol canadien : l’ours noir et le grizzli. L’ours noir est plus petit, moins agressif et plus craintif que son pote grizzli. Ce dernier possède en outre une manucure assez flippante et, selon une information de Matthieu, c’est un vénère qui tue « pour le sport ». 

La French du grizzli – ah ouais quand même

Nous sommes les derniers visiteurs à quitter le parc et comme le monsieur de l’accueil est très gentil il nous offre des photos d’animaux que nous acceptons avec plaisir (mais dont nous ne saurons que faire sitôt arrivés en France).

Oh ben c’est gentil fallait pas

Nous voilà donc sur le parking du refuge. Il est encore tôt et il fait chaud : une trentaine de degrés, c’est de loin la température la plus élevée depuis le début de notre voyage. Une jolie plage, dans la ville de Parksville toute proche, nous tente bien : allons-y. 

Tout de suite après avoir vu un lapin, nous déboulons sur la plage et entreprenons de nous mettre en maillot. Sur le continent nord-américain il est hors de question de donner à voir un bout de sein ou de fesse ; nous faisons attention à ne heurter aucune sensibilité.

Tout se passe bien pour Lilix et pour moi mais, malheureusement pour Matthieu, un groupe de baigneurs vient à passer au moment où celui-ci a le derrière à l’air. Princier, il suspend son enfilage de slop de bain en feignant une digne indifférence, alors que Val et moi, admirant la scène côté coulisses, nous marrons comme des baleines en immortalisant l’instant. 

Hu hu hu

Les eaux du Pacifique nous accueillent tendrement, l’eau est tiède, limpide et il n’y a aucun courant malgré la marée montante : le pied.

Au fond, à quelques 130 bornes à vol d’oiseau, les neiges éternelles de notre prochaine étape

De retour à l’hôtel, nous bullons un instant puis Matthieu et moi ressortons nous promener à Nanaimo, entre chien et loup. Le jour décline sur la baie, et tout le long de la côte court une jolie promenade. Un groupe local joue des vieux rocks et des danseurs de toutes générations se déhanchent. Derrière les food-trucks qui vendent (à tour de bras) glaces et boissons fraîches, des ados disputent une partie de basket endiablée. C’est très, très sympa. 

Plus loin, nous nous offrons une margarita glacée sur un drôle de bar flottant, puis repartons faire l’emplette de deux (bien trop grosses) pizzas pour aller donner la becquée aux oisillons affamés. 

Demain, nous quittons Nanaimo et partons vers le Nord : une excursion de spéléologie nous attend… 

Mais carrément
Posted in ...des parents, Canada, Vancouver Island.

2 Comments

  1. voir les photos de vos petits déjeuners avant de prendre le notre demandent de notre part d’une sacrée maîtrise stomaclale.Beurk,beurk et rebeurk.

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