Going to Helsinki – 15 août 2023

Voilà bien longtemps que notre petite famille n’est pas partie en voyage à 4. Notre tour du monde de 2016 résonne encore fort dans nos têtes, et même si depuis nous sommes allés nous balader à Porto, à New York, à Londres, et avons failli aller en Bulgarie (j’étais à ça de ne pas oublier les passeports, À ÇA bordel, ça s’est joué de peu), l’idée de chausser les Quetchua et d’aller voir là-bas si on y était ne s’est jamais tarie. Nous comptions partir 2 gros mois en 2020 et avions commencé à lister avec gourmandise nos destinations chouchoutes du moment (Mongolie et Cambodge entre autres), mais notre belle idée de périple s’est éteinte, la faute à ce con de Covid. 

Là, il faudra nous contenter de presque 3 semaines de crapahutage, pas plus, malheureusement, pour d’obscures raisons d’impératifs professionnels et scolaires ; la barbe, mais bon c’est comme ça on fera avec. L’idée de base : visiter Helsinki et peut-être ses alentours, faire un saut à Tallin en Estonie, puis rallier la Pologne – voila pour l’idée, dans les faits on verra selon nos kifs et nos finances. 

Nos premiers pas en Finlande (selon nos plans)

C’est donc tous joissous que nous bouclons nos sacs de rando – petits modèles, pas de bagages en soute histoire d’économiser un peu de brouzoufs et de temps passé à poireauter dans des aéroports trop climatisés. Il nous faut discutailler longuement avec nos 2 grands ados, qui définitivement ne sont plus les mêmes qu’aux temps de nos premiers gros voyages. Entre Alix qui n’envisage pas de voyager sans ses 15 tonnes de make up et ses 149 tenues pour parer à toute éventualité, et Val qui est en passe d’oublier les ¾ de ses affaires, finalement, nous partons légers mais bien équipés. 2 tee-shirts manches courtes, 2 manches longues, 1 pantalon chaud et un plus fin, que de la microfibre parce que c’est léger et que ça sèche vite, maillot de bain et trousse de toilette réduite à sa plus simple expression, et roule ma poule ! 

Maison bouclée, plantes rassemblées dans la cuisine pour qu’elles puissent discuter, chat pas salué puisque planqué dans le jardin et ne répondant pas à nos appels (cet imbécile), et nous voilà dans le train direction Paris dans un wagon rempli d’enfants, pas de bol. Il est 14h à Montparnasse et l’embarquement à Charles de Gaulle à 18h ; nous décidons de crapahuter dans la capitale histoire d’éprouver nos mollets en vue de nos futures pérégrinations. Il fait drôlement chaud et nous portons sur nous nos fringues les plus volumineuses car dans les avions ça pince, mais notre bonne humeur est indestructible. 

Le RER B, B comme beurk probablement, nous dépose enfin dans la fraîcheur ouatée de l’aéroport, l’excitation grimpe ! Nous passons la douane dans heurt et attendons sagement notre avion, les enfants geekant comme des malades et Matthieu et moi flânant dans la fourmilière du terminal F. 

Notre vol durera 2h30. Par le hublot nous reconnaissons les Pays Bas puis devinons le Danemark, en croquant les petits sandwiches pas vraiment très bons qu’Air France nous offre, mais c’est toujours ça de pris. Il est près de minuit (23h à l’heure française) quand nous arrivons à Helsinki, il fait nuit, mais pas nuit noire, cette étrange nuit polaire où le ciel se teinte de lumière jaune. 

Pincemi et Pincemoi sont dans un avion

Nous avisons un taxi qui nous dépose 20 minutes plus tard devant notre Airbnb. Celui-ci se trouve au 8eme étage d’un immeuble donnant sur la mer baltique. Nous attendons la proprio au pied du bâtiment, cerné par des engins de chantier. Nous comprendrons le lendemain que la ville entière est en travaux/réfection/réaménagement ; les finlandais ne disposent que de 3 ou 4 mois dans l’année où les températures clémentes permettent ce genre d’entreprise – le reste du temps, le sol est gelé et dur comme de la pierre. La boutique au pied de l’immeuble se trouve être une armurerie ; des bestioles empaillées, des couteaux pour dépecer les ours ou des armes à feu made in Finlande nous font bien rigoler ; voilà la première image que nous offre Helsinki. 

La proprio, Petra, arrive rapidement en trottinette. C’est une jeune femme sympathique parlant un anglais nickel et coiffée d’énormes dreadlocks qui tombent jusqu’à ses cuisses. Nous pénétrons dans l’immeuble en échangeant les formalités d’usage, puis le minuscule ascenseur nous grimpe au 8eme. Pour la petite histoire, l’ascenseur étant trop étroit pour tous nous contenir, Val patientera en bas avec Petra pour un 2eme voyage. Il nous apprendra par la suite que ces quelques minutes à causer en anglais lui furent fort pénibles ; la compréhension est bonne mais l’expression laborieuse. En attendant, bravo Toto.

C’est un fait : les finlandais sont des maîtres en matière de design, et l’appartement que nous occupons ne déroge pas à la règle. Subtil mix entre tapis de nos grands-mères et tableaux de Modigliani, tables massives en chêne brut ciré et fauteuils design en alu, consoles art déco et chemins de table en macramé, le tout habillé de profondes moquettes, de plaids chauds, et de coussins moelleux ; de l’ensemble ressort une impression de confort sophistiqué, de cosy hype, de cocon looké. On s’y sent bien.

Sans trop s’en émouvoir, après une douche salvatrice, chacun trouve direct le chemin de son pageot ; nous sommes exténués, les couettes et oreillers sont en plumes d’oie ; dödø.

Posted in ...des parents, Finlande, Helsinki.

6 Comments

  1. quel plaisir de vous lire à nouveau ! nous allons être assidu à votre blog et attendons la suite avec impatience. mille bisous à vous 4

  2. Merci pour ce voyage que nous avons la sensation de vivre avec vous! Je constate que vous avez toujours une forme olympique.
    Vos commentaires me donnent envie de visiter ce pays du Nord à la culture étonnante.
    Gros bisous ensoleillés!😘

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