Ainsi font font font – 2 mars

Nous nous réveillons ce matin-là au son des informations locales et nationales, que hurle un haut-parleur mégaphonesque installé dans la rue à 2 mètres de notre fenêtre.

Cet ingénieux procédé permet aux travailleurs matinaux de se tenir informés, nous expliquera le souriant jeune homme de l’accueil. Les enfants sont en pleine foforme.

Rapide petit-dej (sans oeuf pour Lilix, qui doit ses poussées d’urticaire à une trop importante absorption de cocos vietnamiens). Malgré la fièvre qui demeure, je décide de me faire violence et de suivre ma petite smala dans les rues d’Hanoi.

Nous passons la matinée à sillonner la vieille ville et le quartier français, à s’imprégner de son atmosphère, à en apprécier la poésie, sans se faire écraser par un scooter fou.

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La promenade est charmante mais éreintante, le bruit, l’agitation permanente, les nombreuses sollicitudes des vendeurs ambulants, tout cela nous fatigue et nous affame. Nous nous arrêtons déjeuner dans un petit restaurant proche de la cathédrale où je fais bombance d’un Bo Bun inoubliable. Les enfants se régalent de nems et Matthieu opte pour une soupe – pour changer.

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Nous repartons au gré des rues, nous perdant volontiers dans la fourmilière.

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Les rues du quartier des corporations sont vraiment sympas à écumer : la rue des ferblantiers avec ses innombrables cages et échelles, la rue des bondieuseries où l’on trouve des autels et des Bouddhas pour pas cher, la rue des décos avec ses talentueux sculpteurs de cygnes en polystyrène, la rue des jouets où l’on dégotte des boîtes de Plymobal et de Lugo, des poupées Barby et Dina l’exploratrice pour pas un rond. Nous débouchons sur le lac Hoan Kiem, joliment paysagé, et au milieu duquel se dresse le temple Ngoc Son, au bout d’un magnifique pont en bois laqué rouge.

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Cette pagode, entourée par les flots, abrite de splendides Bonzais qui forcent l’admiration de la nullité en jardinage que je suis. Le temple en lui-même renferme une joyeuse collection de divinités grimaçantes et autres ornements dorés, tout en sobriété.

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L’après-midi file vite, le soleil se couche déjà. La ville s’illumine. On en a plein les mirettes. Nous pénétrons dans un petit théâtre spécialisé dans l’art des marionnettes aquatiques. Je m’explique : sur un espace scénique couvert d’eau, de petits tableaux mettent en scène de superbes marionnettes sur fond de récits légendaires, au son d’un orchestre traditionnel composé d’instruments tous plus bizarres les uns que les autres. Pendant 1 heure, nous suivrons les péripéties de pêcheurs luttant contre de facétieux poissons, de phénix dansant langoureusement avec des dragons et des licornes, de rois guerriers s’adressant aux dieux.

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Les 3 chanteuses nous charmeront de leurs voix acidulées ; la barrière de la langue n’est pas un problème tant les historiettes sont limpides. Nous passons un moment aussi  étrange que réjouissant, les enfants sont fans.

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Nous sortons du théâtre enthousiasmés par cette parenthèse récréative et dégottons une gargotte à l’hygiène douteuse mais qui sert d’excellentes soupes Pho. Il est 22h, nous rentrons nous coucher pour être en forme le lendemain, notre dernier jour à Hanoi.

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Posted in ...des parents, Hanoi, Vietnam.

6 Comments

  1. je crois qu’il me faudrait 10 valises pour ramener ts les souvenirs dont j’aurais envie……………..quel réve vous vivez !!!!!

    • Merci Hugo! Nous pensons bien à toi quand nous voyons des carpes koï tellement grosses qu’elles ne tiendraient pas dans ton bassin ! Promis, on essaie de t’en ramener une… Grosses bises à vous la Belgique

  2. Coucou, nous espérons qu’Elsa se porte mieux maintenant. J’aurais beaucoup aimé voir le spectacle des marionnettes qui doit ressembler aux représentations « lyriques » chinoises où les scènettes se suivent dans le joyeux vacarme d’instruments improbables. Ici, le temps est à la tempête, comme d’habitude. Des vents de 120 km/h et une pluie dilluvienne… Restez où vous êtes, dans un rêve éveillé propice aux rêves les plus fous. Nous vous embrassons très fort!

    • Accrochez vous au parapluie les manceaux!!! Courage à vous pour braver la tempête. Mon virus m’a laissé choir au bout de 2 jours et je me porte comme un charme. Par contre Lilix à une fièvre tenace depuis 3 jours maintenant, nous l’emmenons demain à l’hôpital français d’Ho Chi Minh Ville (où nous venons juste d’atterrir) pour savoir précisément ce qu’il en est. Nous ne craignons pas le palu, les symptômes ne sont pas les mêmes, mais plutôt une salopette de virus et un gros coup de froid chopé dans le nord. Affaire à suivre. Bises à vous 2

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