Réveil bien trop matinal dans notre motel de trappeurs mangeurs de sushis. La nuit fut agréable mais courte : on remballe notre barda et on lève le camp.
Notre objectif est simple : choper un ferry pour le continent. La blague réside dans le fait que les réservations ne sont plus possibles en ligne car nous nous y prenons trop tard. Nous devons donc nous ramener la gueule enfarinée au départ du ferry en espérant qu’une petite famille s’est faite bouffer par un grizzli histoire de lui piquer sa place sur le bateau.
On commence par une petite heure de route, où nous avons le loisir d’admirer les panneaux du coin. C’est marrant.

Arrivés dans la queue du ferry, damned, il y a foule ! Heureusement, nous réussissons à prendre le bateau de 11h, ouf, car le prochain était à 13h et ça nous aurait gonflé d’attendre.

Nous abordons à Horseshoe Bay, au Nord de Vancouver, environ 1h30 plus tard. Deux petites heures de route pour Whistler nous attendent ; nous sommes pile dans les temps pour prendre possession de notre future suite d’hôtel. Malgré la circulation dense, le plaisir de rouler est décuplé car nous sillonnons la célèbre Sea To Sky Road, petit surnom de la Highway 99 du fait de sa beauté. L’océan sur notre gauche se déploie devant de belles montagnes sur lesquelles scintille une neige éternelle, et la montagne de granit sur notre droite offre des surprises très pittoresques.

Pause dej à Squamish, une ville que notre guide qualifie “de charme rude”, prisée des amateurs de rando, de VTT, d’escalade et d’une manière générale de loisirs qui font transpirer. Notre pause dans ce bled ne sera pas sportive du tout car elle consistera à dégommer un gros burger et à faire des provisions au Walmart du coin.



Et, de nouveau, les kilomètres défilent sur cette route de toute beauté.



Nous abordons Whistler en fin d’après-midi. Cette petite ville possède une station de ski réputée dans le monde entier pour avoir accueilli les JO en 1990. La station (ex-village olympique) est charmante et vivante toute l’année car c’est un spot très prisé des vancouverois. Fleurie, équipée de nombreuses infrastructures sportives et autres pistes cyclables, la ville nous séduit de suite.
Soudain, brusque coup de frein de la bagnole de devant. Holly shit mais que se passe-t-il ? Rien que de très naturel ici : un ours noir, probablement en quête d’une casse-croûte, se balade paisiblement sur la route. Nous ouvrons de grands yeux et dégainons, fébriles, les appareils photo, quand les gens du coins ne s’en émeuvent absolument pas et contournent le bestiau avant de retourner vaquer à leur balade. Dans notre voiture, nous hurlons comme des putois : nous sommes maintenant tous les 4 l’homme qui a vu l’ours.


Nous arrivons à l’hôtel, gros standing, petite folie de Matthieu pour nos dernières nuits dans ce pays.


Nous nous posons comme 4 patapoufs et ne sortirons plus de la soirée, qui coulera gentiment entre lecture et jeux de société.

super l’ours !
La coolitude du type qui fonce tel un parisien vers son matcha tout droit vers un FUCKING ours 🐻
c’est ça !