Marathon de New York – last day – 24 octobre

En ce dernier jour de « Pass » la fatigue commence sérieusement à nous gagner, d’autant plus que les nuits de Jersey City ont l’air passablement agitées. Dehors ça crie, rigole fort, s’invective en espingouin et parfois même se bastonne ; sans oublier les rongeurs qui galopent et grignotent entre les cloisons et dans le plafond, un vrai concert de petits bruits qui maintiennent les yeux ouverts. 

Petit déjeuner bienvenu et comme toujours bien consistant, malgré les denrées qui s’amenuisent : gros bagels à la crème de fromage et confiture de framboise (« bizarre mais pas dégueu », notera Val en fin gourmet), pain de mie toasté et orange tenant plus du pamplemousse qu’autre chose, et hop nous voilà dehors.

Le temps s’est considérablement rafraîchi et s’annonce menaçant, alors nous décidons de commencer par un tour de Big Bus, promène-couillon à ciel ouvert qui écume Manhattan et équipé de casques audio (en français ça fait plaisir). Nous chopons les tickets du Big Bus à l’accueil du musée de madame Tussaud et subissons une comédie en bonne et due forme de Pincemi et Pincemoi, avides de poser avec des stars en cire. Les enfants martyrs se heurtent à un féroce véto parental : hors de question de raquer pour cette daube. « Mais c’est pas payant puisque ça marche avec le New York Pass », avance -à raison- Lilix, à qui décidément rien n’échappe, cette enfant me fatigue. Matthieu et moi nous en sortons avec un faiblichon « on verra » auquel ni nous ni les kids ne croyons, et nous nous rangeons bien sagement dans la file d’attente du Big Bus, en plein Times Square. Notons au passage l’impeccable prestation des files d’attente ricaines ; à l’instar des japonais de Tokyo, faire la queue est ici une démonstration de civisme et de politesse qui confine au divertissement tant l’exercice est bien réalisé.

Nous montons enfin dans le bus et nous installons, casques vissés aux esgourdes, à l’étage déjà bien rempli. Greenwich Village, Lower Manhattan, Wall Street, Chinatown, Soho et Noho… ces noms mille fois entendus prennent une nouvelle dimension en défilant sous nos yeux. Les premières gouttes tombes ; le monsieur du bus nous distribue des capes de pluie en plastique transparent (floquées d’un gros « Big Bus » rouge dans le dos, grosse classe) que les touristes transis que nous sommes enfilons bien vite. L’étage supérieur du bus semble maintenant garni de capotes anglaises, ce qui fait ricaner les autochtones abrités sous leurs parapluies Marc Jacobs – on rejouera Sex and The City un autre jour. La pluie redouble, les bourrasques font fuir nos comparses du Big Bus ; nous restons là à rire aux éclats sous les rafales d’eau et de vent, Lilix semble s’envoler, nous n’écoutons plus du tout la voix off du casque, nous rions encore et encore le nez au vent devant la fameuse sculpture du taureau de Wall Street, puis décidons d’arrêter les frais et quittons le bus pour nous engouffrer, trempés, transis mais hilares, dans le premier métro qui s’offre à nous.

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Retour sur Broadway, en face de Madame Tussaud – tiens tiens… Matthieu, qui mourrait d’envie de nous emmener au fast-food Five Guys depuis notre arrivée, voit sa patience récompensée. Nous voici attablés devant de gigantesques burgers et des montagnes de frites, ici rien n’est congelé ni préparé à l’avance ; nom d’un chien ce que c’est bon. Je mettrai tout de même la journée entière à en achever, dans la douleur, la digestion ; five guys, à mon avis, c’est au moins 3 de trop.

Ce roboratif déjeuner achève d’affaiblir les défenses immunitaires parentales et nous cédons piteusement aux sales gosses : Madame Tussaud bonjour. Honnêtement, la visite est sympa. Nous retrouvons le plaisir des grosses mises en scène et des décors ultra léchés qui nous avait tellement plus au parc d’attraction des Studios Universal à Los Angeles. Cette récréative promenade, durant laquelle nous mettons positivement nos cerveaux en berne pour nous concentrer uniquement sur les joies de « l’entertainment », nous fait du bien, d’autant plus que la prochaine visite, le Moma, s’annonce un brin plus pointue…

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De retour sur le (large) trottoir de Times Square, il pleut toujours : holly shit ! Un peu de métro, un peu de marche, Central Park est devant nous et le Moma pas loin. Le coeur des pleureuses se met en marche : maman on a soif, papa on a froid, on a envie de faire pipi, oh là un Starbucks on peut y aller ? Je commande un Americano (rhââ lovely) et sort fumer une clope dehors, en contemplant les immeubles chics et leurs résidents (dieu que c’est moche un lifting raté!). Quand je rentre dans le Starbucks, je trouve un Valentin penaud, une Lilix en mode « c’est pas moi » et un Matthieu très énervé en train d’esponger par terre le chocolat chaud avec supplément chantilly à 7$ des enfants. Les kids sont repeints, les sacs à dos aussi ; bien. On fait au mieux pour réparer les maladresses de l’ado au centre de gravité manifestement en fleur d’artichaut et gagnons le Moma.

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Le musée est immense, 5 niveaux où se côtoient collections permanentes et expos temporaires. Nous n’avons qu’une heure et demie avant la fermeture du musée : il s’agit de tracer. Le temps file, je ne sens plus la fatigue. Le Douanier Rousseau, Van Gogh, Dali, Warhol, Gauguin, Chirico, Rothko, Magritte, Picasso, Cézanne, Pollock… pour finir sur une expo Max Ernst absolument mortelle. C’était définitivement génial, je maudis cette morue de Madame Tussaud de nous avoir pris tant de temps au détriment de ce fabuleux musée. Une fois de plus, promesse est faite : nous reviendrons.

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Dehors, la fatigue nous tombe dessus comme une masse. Galvanisés par cette merveilleuse visite, nous ne l’avons pas vue venir, mais là… boum. Flapis, nous rejoignons Broadway car nous avons rendez-vous avec un collègue de Matthieu, Nicolas, lui aussi rejoint par sa petite famille pour des vacances à New York. Le rendez-vous n’est que dans une bonne heure, alors nous entrons poser nos carcasses fatiguées et douloureuses dans un bar mexicain où nous nous tapons 2 grosses margaritas. Cette médecine nous remet d’aplomb et nous rend joyeux et rigolos (poil au cul) ; ils sont forts ces mexicains ! Nous partons ensuite dîner (italien) avec nos amis du jour. Un moment sympa, où nous échangeons sur les joies du voyage en famille. La pizza est énorme et délicieuse, nous embarquons le reste dans un doggie bag – pour le petit dej du lendemain.

Retour sans heurt au bercail. Nous nous couchons totalement crevés mais ravis d’avoir si bien rentabilisé notre NY Pass, bien décidés à lever un peu le pied le lendemain.

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Posted in ...des parents, New York City, USA.

7 Comments

  1. le Moma me fait rever , c’est decidé , je me refais le louvre ……..ou le centre Pompidou …………..ou le museé d’Orsay …………ou le musée Marmottan………..ou le musée ste Croix ?????????????
    bisous josiane

    • J’ai pensé à toi !!! C’était magique. Perso ça me donne envie de me remettre à l’histoire de l’art…

  2. gare à la conjonctivite du touriste ébahi,et la bedainite réplétive du chaland en mal de sensations intestinales dans ce fichu pays traquenardesque.Revenez-nous de manière la plus présentable qui soit.Et continuez à nous nourrir de toutes vos facéties vagabondes.Bises aux sales gosses et à vous deux.J-M

    • Oh le vilain franchouillard! Nous profitons à fond, ce sont vraiment de belles vacances. D’un point de vue gastronomique, nous varions les plaisirs et avons jusqu’ici mangé mexicain, japonais, italien, vietnamien, indien, chinois et un peu ricain quand même. T’inquiète mon papa, tu nous reconnaîtras facilement à notre retour (on aura une casquette rouge). Mille baisers

  3. Coucou les z’amis, je me régale à vous lire !!
    Au plaisir de vous revoir que vous nous racontiez vos anecdotes comme on y était! !
    Bonne continuation. Big bisous à vous 4

  4. Bravo copine!! C est tellement agréable de te lire!! On a vraiment l impression d avoir embarqué dans le vaisseau visite du cosmos boubou …avec toutes les anecdotes qui vont avec …trop de chance d avour vu le Moma…on vous embrasse tous les quatres!!

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