Préparer son corps au voyage, emporter le strict nécessaire en vue de parer à toute éventualité, se faire vacciner contre tout… tels sont les postulats de départ. Dans la réalité, c’est plus compliqué.

Au CHU de Poitiers, APRES les piqûres !
Pour traverser sans encombre le Vietnam et Bali pendant plusieurs semaines, sans éviter les zones rurales, les vaccins les plus appropriés et disponibles en France nécessitent de supporter un minimum les injections :
- Diphtérie, Tétanos, Polio, Coqueluche – un classique à renouveler tous les 10 ans ;
- Hépatite B – généralement déjà fait en 2 à 3 injections dès l’enfance, puis valable à vie, en cas de besoin une vaccination expresse est possible en 3 injections à 0, 7 et 21 jours, puis un rappel 12 mois plus tard protège à vie ;
- Hépatite A – plus rare à trouver en pharmacie en ce moment (nous n’avons trouvé que des doses « enfant », donc pour un adulte ce sera 2 piqûres), ça reste un incontournable, une injection protège 10 ans ;
- Fièvre typhoïde – à réaliser en centre de vaccination, une injection protège 3 ans ;
- Encéphalite japonaise – à réaliser en centre de vaccination en deux injections espacées de 28 jours, un rappel réalisé 12 mois plus tard protège à vie ; mais celui-là, on y a renoncé sur les conseils de l’hôpital, nous ne resterons pas assez longtemps pour s’infliger cette série de piqûres supplémentaire.
Pas de fièvre en jaune en Asie, alors on s’arrête là.
Concernant la trousse à pharmacie, au delà du savon alcoolique et des articles de bobologie récurrents (désinfectant, pansements, sterilstrips), on trouvera quelques molécules indispensables pour faire face aux mauvaises surprises :
- la Malarone, ou son générique, est l’anti-paludéen recommandé dans ces zones. Cher et non remboursé, ce médicament peut être pris à titre préventif (1 comprimé le jour de l’arrivée et jusqu’à 7 jours après avoir quitté la zone) ou bien à grosse dose à titre curatif en cas de crise de paludisme (3 à 4 comprimés à la fois). Il faut partir avec les doses « adultes » et les doses « enfants ». Comme nous avons décidé de partir en saison calme, juste avant la saison des pluies qui provoque une recrudescence des populations de moustiques, nous préférons opter pour un traitement assidu de nos vêtements et des zones de peau découverte lors des périodes d’exposition aux moustiques (fin de journée, zone rurale) et prenons ainsi le risque de nous dispenser de 63 comprimés par personne et de leurs effets secondaires, telles que les allergies cutanées notamment ;
- pour gérer les épisodes digestifs délicats, cuisine du monde oblige, le voyageur prévoyant doit assurer ses arrières : Tiorfan, Smecta, Maalox ;
- contre les attaques virales surprises, pour faire baisser de fortes fièvres, les classiques Paracetamol et Ibuprofène, à gérer aussi en doses enfants ;
- un anti-hystaminique, pour calmer d’éventuelles allergies urticantes, la Clarityne par exemple ;
- et enfin un antibiotique tel que l’Amoxicilline, en cas de difficulté à rallier une pharmacie rapidement.
En règle générale nous avons privilégié les solutions en poudre et comprimés pour alléger la trousse et plus facilement réduire une dose adulte en dose enfant. En cas de besoin un médecin sera toujours consulté, ne serait-ce qu’au téléphone.
je vous plains… pour ce début en tout cas! car après!! la belle vie!