Gili Meno – 26 au 28 mars

Au large de Bali, toutes proches de Lombok, les trois îles Gili offrent aux visiteurs un havre de paix aux allures de paradis. Sur ces minuscules îles (nous optons pour la plus petite, Gili Meno, qui fait à peine deux kilomètres de long sur un kilomètre de large), on vit essentiellement du tourisme, mais on a eu l’intelligence de ne pas se couper l’herbe sous le pied en bétonnant à tout va.

Les guesthouses et hôtels qui fleurissent sur les bords de plage et dans la jungle du centre de l’île sont des petits bungalows au design « tropical » se mariant respectueusement avec la nature alentour. Les bars et restos privilégient le bois et le bambou pour le mobilier comme pour les murs ; les toits en feuilles de palmiers s’harmonisent parfaitement au reste. Le peu de béton que l’on trouve est celui du « grand » magasin », tenu par un couple qui reste assis sous le ventilateur toute la journée en causant avec tout le monde, sourire aux lèvres. Les denrées sont livrées chaque jour par des petits bateaux de bois colorés qui accostent n’importe où, et sont déchargés par des femmes voilées qui doivent avoir très très chaud (l’islam est la principale religion des gens du coin). Il n’y a pas de route bitumée ici, puisqu’il n’y a pas de véhicule à moteur. Un chemin de sable blanc tout doux borde la plage sur tout le contour de l’île : le périphérique de rêve… A Gili Meno, on se déplace en vélo, en charrette tirée par des chevaux ou bien à pied, puisque de toute façon rien n’est loin et on a le temps, on est en vacances.

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La principale activité sur l’île, à part faire le lézard sur une plage tellement paradisiaque que ça en devient cliché, c’est le snorkeling et, pour les foufous que la langueur ambiante n’écrase pas tout à fait, la plongée. Il faut dire que les récifs de coraux valent le détour, que les poipois sont nombreux et très portés sur la couleur, et qu’on peut avoir la chance de croiser des limaces de mer hallucinantes ou des tortues de mer (nous ne verrons que les limaces, noires et velues, toutes bizarres et ondulantes). Le soir venu (la nuit tombe vers 18h30), la principale activité consiste à se poser dans un pouf ou un bain de soleil ou un hamac ou un fauteuil en tek ou une cahute sur pilotis devant la plage (premier choix cornélien), à décider si on commence par un mojito ou un Black Russian (deuxième choix cornélien, le plus dur dirais-je, le cocktail coûtant 4 €), avant d’aller dîner de poissons tous frais du matin péchés (thon ou gambas aussi grosses qu’un poney – troisième choix cornélien).

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Évidemment, quand on s’appelle Alix et Val, les activités ne manquent pas : rénovation complète de la plage en mode tunnels et routes (pour les crabes), reconstitution de l’ensemble des châteaux de la Loire en sable (magnifiquement décorés par Alix, qui souhaite maintenant devenir architecte en plus de ses activités de chanteuse-masseuse-maîtresse-championne d’escalade), roulés-boulés dans les vagues, constitution d’un trésor en coquillage (qu’on se trimballe depuis et qui doit bien peser 6 kg), observation des bestioles en tous genres (insectes bizarres, poules et poussins, chats à trois pattes, oiseaux jolis), courses avec les crabes qui passent par là, et tout de même, snorkeling avec papa et maman quand ceux-ci daignent sortir de leur tropicale torpeur et acceptent enfin de se bouger la cellulite, mais qu’ils sont mous les adultes !

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Notre guesthouse est située à un petit quart d’heure à pied du « centre ville » de l’île (l’endroit où sont le plus concentrés bars et restos en fait, le reste de l’île étant proche du sauvage). Le lieu est tout à fait sympa, avec ses petites cabanes (climatisées, rhââ lovely) dans un joli jardin. Un gecko habite tout à côté de notre cahute et fait entendre régulièrement son cri cocasse. Un chat errant nous a pris en affection et nous suit partout, au grand dam de Matthieu et pour la grande joie des enfants. Les pancakes du matin sont parfumés au miel, aux fruits et aux fourmis ; pas de problème, nous les mangeons avec plaisir, en regardant les jolies fleurs et les cocotiers, entourés des poules et du chat pot-de-colle. Les robinets et les douches de l’île ne donnent pas d’eau chaude, et il est fortement déconseillé d’en absorber la moindre goutte sous peine de tourista carabinée ; pas de problème, on se douche à l’eau froide avec plaisir et on se lave les dents à l’eau minérale. Quelques rares moustiques volètent mollement ça et là ; pas de problème, on déplie la moustiquaire du lit à baldaquin. Le wifi plante sporadiquement ; pas de problème, on lit Le Petit Prince avec les enfants.

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Notre guesthouse

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Les boutons d’or autochtones

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Nous passerons 3 jours idylliques à Gili Meno. Trois jours à faire le plein en faisant le vide. Trois jours à prendre le temps de digérer la première moitié de ce voyage extraordinaire. Trois jours à jouer, a écouter nos corps, à bavarder, à admirer les couchers de soleil. A nous regarder soudain, presque étonnés, en éclatant de rire tellement c’est bon !!

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Posted in ...des parents, Gili Meno, Indonésie, Lombok.

3 Comments

  1. En même temps je suis d’accord avec Josiane, car tu n’as jamais vu les clichés que je suis capable de sabrer (même si le décor est paradisiaque et vous remplis de bonheur….) je reste nulle. Alors merci bises bises

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