Elsa/Hanoi, victoire de Hanoi aux points à l’issue des 7 rounds – 1er mars

1er round – réveil à Hanoi

Nous sortons du lit un peu tard – grasse mat’ promise et due – et nous mettons en quête d’un petit déjeuner. 

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Il est trop tard depuis 10 minutes, notre guesthouse vient d’éteindre le feu sous la poêle (elle-même sous le comptoir), plus de petit-déjeuner inclus, alors nous franchissons le seuil en direction du trottoir.

Stupéfaction, le trottoir a disparu, à la place nous enjambons un fatras de scooters garés en vrac, de minuscules étals de marchandises, 3 tables et 20 chaises en plastique appartenant à la cantine la plus proche… nous voici désormais sur la chaussée, un pied dans le caniveau et l’autre se gardant le plus possible des véhicules qui nous ventilent au plus près. C’est pour nous l’heure d’adopter un nouveau mode de circulation, une sorte de chenille familiale qui serpente en fonction des obstacles fixes et mobiles. On apprend tous les jours !

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Nous avisons une gargotte de rue pour une bonne soupe au boeuf qui réveille.

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Il est déjà presque 13h, l’heure de notre rendez-vous avec Anh-Vu, franco-vietnamien originaire d’Hanoi, qui y travaille depuis 8 ans. A l’ombre des arbres jouxtant le musée de la guerre, nous dégustons un café glacé tandis qu’Anh-Vu nous guide pour optimiser la découverte du nord lors de nos dix derniers jours au Vietnam. Nous le remercions chaleureusement et nous promettons de nous retrouver le week-end suivant.

2ème round – balade vers le mausolée de l’oncle Ho

Rassasiés et pleins d’entrain, nous nous lançons à l’extérieur de la vieille ville vers de plus larges boulevards moins saturés. Rapidement Hanoi nous comprend et nous offre la vue du quartier des bâtiments officiels où le design soviétique s’exprime sans rougir (sauf un gros peu sur les drapeaux). Le mausolée d’Ho-Chi-Minh jouxte le palais présidentiel, on y fait la queue pour admirer la dépouille de l’oncle Ho tous les matins.

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3ème round – arrêt culturel

Quelques mètres derrière le mausolée, un grand parc abrite la célèbre pagode du pilier unique, érigée à l’attention de la déesse de la pitié lorsqu’un roi eut le bonheur d’avoir un fils après être resté broucouille des années durant.

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4ème round – retour vers la vieille ville

Nous continuons à déambuler dans les rues, croisant de nombreuses bizarreries immobilières. Ici, les taxes étant calculées sur la largeur de la façade, tout un style vietnamien s’est développé autour de la notion de hauteur et de profondeur. Il faut parfois composer avec les rails du train, potentiellement déployés sur le pas de la porte. Les plans de rues se retrouvent globalement à l’équerre, mais pas toujours, la créativité des architectes s’exprime alors en grand, comme cette revisite du flat iron de New York ci-dessous !

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5ème round – le temple de la littérature

Le temple de la littérature siège dans un parc privatisé, visiblement bien exploité pour toutes sortes de manifestations culturelles ! Sonorisateurs et éclairagistes y travaillaient d’arrache-pied en vue d’un événement à venir. Les stars viennent s’y faire photographier et les touristes se précipitent dans la deuxième partie du parc pour admirer les stèles millénaires des disciples de Confucius, érigées pour rappeler la grande tradition étudiante de ces lieux. A l’heure des CV électroniques, graver sa bio sur une stèle gigantesque fixées sur le dos d’une tortue géante, il faut avouer que ça en jette. Sous les arbres, également millénaires, les vies de plusieurs centaines d’érudits s’égrènent ainsi en idéogrammes chinois.

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Nous en sommes au 5ème round, prise d’empathie pour les tortues de pierre qui portent les stèles, Elsa se bloque le dos et prend d’un coup beaucoup moins de plaisir… Ne cherchez donc pas les photos des stèles, nous venons de perdre notre photographe officielle, laquelle se fait masser par votre serviteur avec l’espoir d’une guérison miraculeuse.

Nous nous glissons au delà du mur suivant pour pénétrer dans la dernière partie du parc, où une pagode s’offre aux plus méritants.

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6ème round – le bar Beta

Elsa flageolle à la sortie du temple de la littérature, petit slalom spécial le long des trottoirs (ce coin-là abrite des coiffeurs de rue), nous suivons notre lonely planet jusqu’au bar Beta, un établissement ultra-looké niché à l’étage et à l’écart de la rue. A l’intérieur, back to the 50’s, avec Marylin et Audrey Hepburn sur les murs, robes suspendues, canapés d’époque et éclairage approprié. Nous goûtons d’un jus et d’une assiette de frites (oui, bon, on fait avec ce qu’on trouve autant qu’avec les cris du coeur).

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L’entrée du Beta

7ème round, retour à l’hôtel

Elsa sent le mal de tête battre au sprint le mal de gorge, une grande courbature lui sert de dos, Marylin et Audrey ne sont d’aucune utilité. Les enfants mangent leurs frites trop lentement, pourtant nous ne comptions plus le nombre de fois où nous leur demandions de savourer l’instant… elle capture le plan du quartier sur son téléphone et s’échappe en direction de l’hôtel. Non sans une dernière photo saisie en route, parce que malade, oui, mais à Hanoi tout de même !

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Avec les enfants je la rejoins quelques dizaines de minutes plus tard, toutes les frites étant mangées y compris celles tombées par terre… Sortie de notre pharmacie ambulante, Elsa s’endort toute cachetée tandis que les enfants bossent leurs maths.

Un peu plus tard nous sortons diner vite fait à proximité. Nous avisons un resto munis de sièges plus confortables que la moyenne et de belles photos d’Hanoi au mur. Nous sommes chez Alex, un photographe irlandais installé ici depuis 8 ans après 10 ans de vie parisienne à shooter pour les agences de presse. Il organise des tours photographiques en ville et propose une carte avec des plats simples mais bons. A notre arrivée il n’était pas rentré. Nous commandons 3 plats un peu au hasard, la serveuse ne comprenant strictement rien à l’anglais ni à notre langue des signes, ni même à la carte du resto. Elle part vers la cuisine, décroche un téléphone, nous rapporte nos boissons. Quelques minutes plus tard 3 scooters déboulent portant chacun un plat à bout de bras gauche (la main droite sur l’accélérateur) et nous voilà servis. Concept !

Nous ressortons après une bonne discussion avec Alex, qui parle très bien français. Un peu plus loin une roulante propose des Banh Mi, ce qui pourrait constituer un mini-diner pour Elsa. Une collègue du trottoir hèle la propriétaire de la roulante qui met quelques minutes à débarquer dans la rue. A cette heure avancée c’est la grosse promo sur les sandwichs, on se retrouve avec 4 pour le prix habituel d’un. Je lâche un pourboire, que notre cuisinière s’empresse de transmettre à celle qui l’a appelée, laquelle l’enfiche dans une liasse bien garnie en me disant : ce n’est pas pour moi, c’est pour « la rue ». Sur ces mystères, nous rentrons sustenter Elsa et nous coucher.

Posted in ...des parents, Hanoi, Vietnam.

4 Comments

  1. Coucou les zamis. On a bien reçu votre carte en rentrant de notre week-end à Poitiers. Pour ne rien vous cacher on était chez vous samedi soir et ça m’a fait un peu bizarre au début mais au moins j’avais l’impression d’être avec vous. Camille et PY prennent bien soin de votre maison. De mon côté c’est ma dernière semaine et aps à nous le Costa Rica.
    Je vous embrasse ts les 4

    • Salut Hélène, c’est cool de vous savoir festoyant chez nous, la maison vit !!! Vous devez être sacrément impatients de vous envoler à votre tour. Profitez bien les copaings et n’hésitez pas à donner des nouvelles de temps en temps!

  2. Coucou. J’espère que vous avez dégoté un salon de massacre jeu non de massage pour remettre en forme les chakras d’Elsa ! Bises à tous

    • L’angine vietnamienne est violente, mais l’air de rien je suis coriace et j’ai su bouter le virus vite fait ! La nooddle soupe au piment m’y a peut être aidé…

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