Dernières heures à Nha Trang – 24 février

3ème et dernier réveil à Nha Trang. Point d’école ce matin, nous nous
octroyons une grasse mat’ jusqu’à 8h !

Elsa et moi effectuons une sortie « petit dej’ + laverie » pendant que les
enfants relatent leur journée de la veille par écrit. Nous rapportons les
fruits et les jus à la chambre. S’ensuivent les corrections, la mise en ligne
des articles et des photos et la très épanouissante séance de paquetage !

La propriétaire de notre guest house, ainsi que son frère, sa mère et le
très sympathique gardien de nuit qu’Alix aime beaucoup car elle a l’impression
de faire bientôt sa taille, sont aux petits soins pour nous.

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Ils entassent nos gros sacs derrière le comptoir de la réception et nous dessinent un plan pour
rejoindre un magasin pour enfants hors du quartier des touristes. Quelques
emplettes vestimentaires plus tard nous nous perdons dans ces rues plus
authentiques, puis déjeunons à l’angle du marché central dans une Gà-rgotte
mémorable (nous progressons en vietnamien et venons de faire le distinguo en Ga
= gare et Gà = poulet, comme quoi choper l’accent, ça compte beaucoup enAsie).

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Nous reprenons notre chemin à l’écart des grands axes en direction de la
pagode Long Son. Les ruelles silencieuses, écrasées de soleil, sentent bon la
sieste ! Derrière les rideaux tirés quelques aboiements de chien jalonnent
notre progression. Les scooters alignés attendent la fin de journée pour
remporter tout ce monde vers le centre ville. Nous enjambons des rails, nous
approchons de la Ga-re. Nha Trang possède une gare de passage située à
l’écart de la ligne Saïgon-Hanoï, donc une grande boucle d’un kilomètre
passant au milieu de ce quartier permet aux trains de faire demi-tour, en toute
simplicité.

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Derrière la gare, une nouvelle ruelle étroite nous mène à l’entrée
latérale de la pagode. Une centaine de touristes sino-russes attend un signal
pour s’élancer, quelques bonzes de tous âges circulent le sourire aux
lèvres.

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Nous n’attendons pas plus longtemps pour parcourir les lieux. La
pagode est en travaux, l’atmosphère de prière se trouve rythmée par les
dongs autant que par les coups de marteau sur la toiture. La vie monastique
semble bien plus intense qu’ailleurs, hasard ou coïncidence l’intérieur
s’avère plus dépouillé, à moins que le vaste volume des lieux n’en donne
l’impression. Elsa doit hélas rester sur le seuil de la salle principale, la
combi-short Promod pointant encore dans la catégorie des freins au Nirvâna,
le bouddhisme évoluant lentement mais sûrement.

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Cap sur le promontoire, à l’arrière de la pagode, 152 marches plus tard nous
atteignons le pied du monument prétexte à cette ascension. Un immense Bouddha
blanc, assis, contemple la baie de Nha Trang. La communauté sino-russe se met
rapidement en transe autour des perches à selfies. Au pied du Bouddha, assis
sur une fleur de lotus, les portraits des moines vietnamiens qui s’immolèrent
en 1963 pour protester contre le régime anti-bouddhiste du président Diêm,
de religion catholique.

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De nombreux bonzes viennent s’y recueillir. Le Bouddha accueille une salle de
prière dans son fondement, où les enfants se précipitent. Tout autour nous
découvrons les allées d’un cimetière serpentant autour du promontoire.

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Lors de la descente, nous faisons une halte près de la cloche principale du
site. Un pseudo-officiel nous invite à prier correctement-mais-vite en nous
mettant des taloches. C’est assez moyen comme mode de conversion, du coup ça
nous fait pas mal sourire les enfants et moi, renforçant la fréquence des
taloches ! Il nous fait installer sous la cloche et la tapote avec ses doigts
pour accompagner nos vœux. L’intérieur est tapissé de prières collées par
divers moyens plus ou moins respectables. Instant fatal, notre bonze de
pacotille s’empresse de nous facturer la conversion, nous sommes 4 alors il
nous réclame 8$, on s’en sort à 4 avec un bon fou rire.

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Nous sautons dans un taxi en direction du centre, et rejoignons notre deuxième
« chez nous », le salon de massage Vy Spa. Les enfants vont goûter à leur
premier massage relaxant, centré sur les jambes et les pieds. C’est parti pour
30′. Elsa et moi auront droit au même additionné d’une dose de réflexologie,
parce que se relaxer sans prendre conscience de ses chakras, ce ne serait pas
un massage vietnamien.

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L’ustensile-qui-tue ressemble à un gros stylet en bois
que notre masseur(euse) nous enfonce délicatement sur chaque point
d’acupuncture de nos arpions. Basé sur le principe simple qui consiste à
cesser brutalement d’appuyer à la seconde exacte où l’on s’apprête à hurler
de douleur… l’ensemble se déroule sans un bruit ! À vrai dire nous sommes
même complètement cotonneux et le sourire aux lèvres à l’heure de
repartir.

La ballade de fin de journée passe par la plage, où les enfants et moi
tentons notre première partie de Da Cau, le sport national, qui consiste à se
passer une sorte de volant de badminton totalement modifié… avec le pied.

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Nous récupérons nos sacs, discutons de Bali avec Vicki qui connaît bien le
coin, puis prenons congé de toute la guest house, sacs aux dos, direction la
gare.

En chemin nous dînons dans une cantine sympathique en prenant notre temps, car
notre train de nuit n’est pas près de s’élancer. Patience à la gare, les
enfants font briller la DS, Elsa et moi découvrons les toilettes publiques,
puis la porte d’accès aux quais s’ouvrent, 2 trains arrivent simultanément.

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Nous montons dans le bon, rejoignons notre compartiment et prenons place sur
nos couchettes. Personne n’entrera pioncer sur les 2 couchettes du haut durant
nos 10h45 de trajet, le compartiment est bien à nous, et heureusement vu notre
barda. Les enfants s’installent sur leur couchette le nez à la fenêtre en mode
télé, le train s’élance et le décor aussi (NDLR : merci Corinne). Le bruit
s’avère assourdissant mais il nous berce, c’est là tout ce qu’on lui demande.

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Je pense que je m’endors le premier.

Posted in ...des parents, Nha Trang, Vietnam.

12 Comments

  1. encore une journée bien remplie, et si j’ai bien compris , pas d’achat de perche de selfie en vue ?bonne continuation et bon voyage !

  2. Maintenant que vos chacras ont été bien ouverts grâce à ce subtil massage, reposez vous bien en vous laissant bercer par le tac tac des rails de votre luxueux cheval de fer… et pas de mauvais rêves concernant le fouteur de calottes (qu’est ce que j’ai pu rire en te lisant !) …

    • Il m’a fait mourir de rire ce type, pour faire vrai il s’est quand même rasé la boule et s’est épinglé un faux badge. Il restait tout de même sur le qui-vive, quoiqu’un bonze en colère, je ne l’imagine pas non plusle pourchasser sur un kilomètre, ils sont tout amour.
      Mais à force de mettre des taloches à la cloche (un vrai coup aurait alerter le monastère en dessous tout en fracassant les oreilles du touriste) il en a fait son unique mode d’expression !
      À très bientôt Bruno, et bises aux filles.

  3. Merci à toi Matthieu pour ce récit riche et humoristique, digne d’un livre. Très bonne suite, et bonne nuit à vous bises

    • Merci ma Béa, ca continue dans une super ambiance ! Demain matin nous nous levons à 6h pour visiter notre premier temple envahi par la jungle.
      Bisous !

  4. Nous suivons toujours avec engouement et apprécions ces nombreuses images du bout du monde. Je suis heureux de vous avoir parlé par Skype jeudi. Enfin rentré au Mans je repars avec Sylvie à Blois pour le week-end. Nous y verrons Alice et demain nous passerons à Tours pour rencontrer Anne les deux fifilles de Sylvie. Gros bisous depuis l’ouest d’un petit pays lointain qu’on appelle la France.

    • Hello,
      Nous bossons sur les articles de Hoi An, nous sommes bien à la bourre je dois l’admettre ! Tout roule toujours, nous voici arrivés à Huê aux portes de la cité impériale vietnamienne. Profitez bien de votre week-end et de la famille ! Gros gros bisous

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