Deuxième jour d’intense motivation pour écumer les tentations de nos New York Pass(es). Nous démarrons par un petit dej des champions à l’américanitude prononcée.



Le désormais traditionnel tryptique chasse aux écureuils/bus/Lincoln tunnel nous dépose à Times Square, puis nos pieds nous emportent jusqu’à Central Park. 4 vélos pour 3 heures, nous voici mêlés aux sportifs du lundi (tenues impeccables et complètes – le secret numéro 1 de la performance sans doute) ainsi qu’aux touristes du lundi, ces derniers parlant quasi-systématiquement français, -2 points pour l’originalité.

Première stupeur, les vélos n’ont droit qu’à deux ou trois routes dûment balisées pour circuler dans le parc, pied à terre partout ailleurs.
Deuxième stupeur, anti-clockwise only, comprenez : on ne peut tourner qu’à l’envers des aiguilles d’une montre, ce qui peut rapidement transformer un déplacement géographique de 500 m en tour quasi complet de 40 minutes. Les plus observateurs auront remarqué qu’il s’agit de tourner dans le même sens que les voitures de course sur les anneaux de vitesse américains, ce qui ne manque pas de galvaniser quelques musclors déboulant à fond la bave aux lèvres, une technique comme une autre pour sécher son linge.
Mais pour nous la température est idéale, le relief assez tranquille, les feuilles colorées, et une fois franchi le quart sud du parc – aux pistes embouteillées comme sur la 8th Avenue et à la forte odeur de crottin des milles calèches à touristes – nous commençons à goûter notre balade. Petit stop au grand réservoir, face au Guggenheim Museum auquel nous donnons rendez-vous tout à l’heure, puis nous reprenons nos montures pour achever notre tour.


Au bout d’une heure, chacun de nous se fait rappeler à l’ordre par ses muscles fessiers, c’est la stupeur numéro 3… bon, va pour une pause. Nous retrouvons Constance, une amie française installée depuis 5 ans ici, avec son visa d’artiste danseuse. Nous avisons la terrasse d’un bägel store typique et discutons une heure et demie de cette vie new-yorkaise trépidante, exaltante mais aussi un poil fatigante ! Nous quittons Constance en évoquant nos retrouvailles pour Halloween, puis nos popotins reprennent la forme de nos montures d’acier et c’est la dernière ligne droite vers les stands, où nous les abandonnons sans regret.
Dix pas plus tard nous revoici à Central Park en qualité de piétons, libres ou presque. Petit salut ému à la statue de Balto (immortalisé dans un dessin animé que tous les parents d’enfant de moins de 8 ans doivent connaitre), non pas émouvant pour la joie que ce chef d’œuvre du 7ème art procura à nos têtes blondes, mais pour le nombre d’heures de tranquillité offert à leurs parents. Chapeau l’artiste.

Balto, tout en majesté

Nous atteignons le musée Guggenheim après avoir sorti tous les arguments pour ne pas faire de halte au zoo du parc, « je ne cautionne pas de payer pour la visite d’animaux emprisonnés sans jugement » l’ayant emporté.
4ème stupeur du jour, le Guggenheim n’abrite pas sa collection habituelle mais une expo consacrée à l’art chinois post-Tian’anmen, ainsi qu’une collection privée époustouflante de peinture française début XXème. Picasso, Monet, Degas, Cézanne et leurs copains, les enfants zappent très vite, puis reviennent tirer Elsa par la manche avant de comprendre, par les mots de leur chère maman, une partie des trésors que ces tableaux ont à leur révéler. Valentin et moi prenons aussi le temps d’arpenter l’expo chinoise – passablement trash ! Les messages de ces œuvres nous apparaissent vite très clairs, juste derrière le propos a priori lisse et mao-compatible… ça dénonce grave et Val adore ça.



Une volée de stations de métro plus tard, nous voici rendus au pied de l’Empire State Bulding, parés pour la grande ascension. 86 étages plus haut, le soleil se couche à nouveau sur Manhattan dans de nouvelles conditions d’exception pour nous.



Nous poursuivons notre tournée thématique « eat too much in NYC » en avisant un des multiples établissements de la chaîne mexicaine Chipotle. Réveil de nos sens, attaque en règle à base de piments, jalapeños et autres oignons crus dressés pour laisser un souvenir ineffaçable, les enfants dévorent leurs burritos quand même, ils sont new-yorkais.
Nous ressortons sur Time Square pour faire découvrir à nos kids la version « de nuit » du lieu-dit. 2 secondes plus tard la conclusion fuse : « bah c’est pareil, en fait ici la lumière ne baisse jamais ! »



Chose promise depuis 48h, chose due, nous voici au bowling de Times Square, chaussures de clown aux pieds, prêts à montrer ce que nous valons au pays-roi en la matière. En résumé : Alix a gagné. Son style inimitable tout en ralenti précis a eu raison de ses adversaires pourtant bien motivés.



L’effort l’a cependant éreintée, et suite à une nouvelle attente épique de notre bus, ponctuée de changement de quais et autre « no-show » inexpliqués qui énervent bien le client, Tic et Tac s’endorment le nez contre la fenêtre.
guggenheim, j’adore !
josiane
bravo pour vos photos et commentaires,mais molo sur la malbouffe ,laissez ça aux autochtones et remplissez-vous sans compter de toutes les superbes choses du patelin.Bises.
Nous estimons que les burgers, bagels, tacos et autres trucs trop gras, trop sucrés, trop salés font partie les superbes choses du patelin… (elsa)
Le guouguenaïm (on l écrit comme ça en Breton) est l un de mes grands souvenirs d architecture de New York. Vise un peu la circulation intérieur du bâtiment et la vue de l atrium. On a croqué un mac cheese pas cher dans le coin (macaroni + crème + fromage gratiné) inoubliabeule. Faites vous plaiz ! J attends la suite !
Plaisir des yeux + plaisir de l’estomac = que demander de plus nom dun chien???