Arrivée à Bac Ha. Dans les couloirs du train, tout le monde se chamboule, se dispute, s’hurle dessus. Bref la pagaille !


Le couloir du train, 10 minutes avant l’arrivée !
Mon père et moi nous nous levons presque tranquillement à cause du brouhaha. Nous rejoignons Alix et ma mère, mais il n’y a aucun point commun entre les deux. Alix avait l’air joyeuse mais ma mère, en revanche, ressemblait plutôt à un zombie de « The Walking Dead » ! En marchant bien à un mètre derrière elle, nous quittons la ga (la gare, en Vietnamien). Dehors, tous les chauffeurs de taxi se sont jetés dans nos bras. Les pauvres ! Ma mère les a calmés sur le champ. Mais un jeune a fait face à l’empire du matin ! Alors celui-ci, ma mère a failli le prendre et le jeter dans le ciel. Mais c’est qu’il nous suit le coco. Mon dieu, ma mère s’est transformée en Red Hulk ! Heureusement, mon père a empêché ma mère de sortir le bazooka. Il a pris les choses en main. On a bu un coup et on a embarqué dans le taxi.
Au début, la route était agréable, sans compter le paysage. Mais au bout d’un moment il y en a assez. J’avais la tête qui tournait et je me sentais mal. On s’est arrêté et j’ai couronné un buisson de mon petit-déjeuner…
En arrivant, la guest house en bois qui se dressait devant nous abritait au moins 40 coqs et poules ! Des chiens enchainés nous ont aboyé dessus. Sa, le propriétaire, nous a accueilli chaleureusement. On s’est posé sur nos lits et puis nous sommes partis en balade.

Les montagnes et rizières brillaient au soleil. Des cocottes s’éloignaient à notre vue. Des enfants sont sortis d’une grande école primaire.

Après la grande balade, une bonne sieste d’une heure, car ça fatigue, puis une… balade ! Une deuxième balade pour se remettre dans le bain ! Cette fois-ci, on a vu un village Hmong Fleurs où des enfants nous suivaient en rigolant et jouant. Les femmes étaient vêtues de tuniques aux couleurs vives.

On nous regardait étrangement, mais toutes les personnes s’empressaient de nous sourire. Le vent nous caressait le visage et le cocorico des coqs résonnait doux à mes oreilles. On est rentré chez Sa et on a travaillé la production d’écrits pendant que mes parents sont partis acheter des choses. Le soir, on a vite mangé notre diner et on a longtemps joué avec Phon Haï, la fille de Sa. Puis un gros dodo !
Le lendemain, on s’est levé et on a décidé de partir voir un marché avec Armelle et Yvon, d’autres français. Au milieu des rizières, ce grand marché illuminait la montagne. Ca sentait le fruit dans un bruit assourdissant. Alix s’est achetée une tunique Hmong Fleurs. Ma mère et Armelle ont pris une heure à se décider sur des tapis et nous, les garçons, on a du attendre qu’elles aient terminé !
On a observé le marché des animaux. Des chiens et des boucs se faisaient emmener.

Le soir, on est reparti à Hanoi.
Valentin l’écrivain. Tu as un bon coup de plume mon grand.
Un conseil entre mec : quand tu vas au marché, c’est comme pour les soldes ou les courses de fin d’année, il faut y aller avec papa ou un copain … c’est mieux et plus reposant pour ton carma.biz
dis donc, mon valentin , tu suis les traces de ta mère , tu écris super bien ! bravo et encore bravo ; j’ai bcp rigolé à la description de ta mère car je l’ai bien reconnu…tu découvres des pays et aussi la complexité des femmes !!!mille bisous
13 mars, merci mon Valentin, ton article est très complet (on s’y croirait) les photos sont très belles, et j’ai presque senti les odeurs grâce à toi, ça reste fabuleux. Bises bises
Belle prose mon cher Valentin! Je vois que tu commences à saisir la différence entre un garçon et une fille dans un magasin ou sur un marché… Les filles prennent beaucoup plus de temps car elles n’achètent jamais sur un « coup de tête »… Hm,Hm…
Vous avez une chance inouïe de croiser ces milliers d’êtres humains si différents de nous dans leurs coutumes et la gestion du quotidien. Bien souvent, ils nous donnent des leçons car ils savent où se trouve l’essentiel. Tout cela va t’enrichir et j’en suis très heureux pour toi. Nous vous embrassons très fort tous les quatre.