Nous sommes partis un 11 février pour un mois. Pour des raisons météo nous avons visé une arrivée au sud (climat plutôt tropical) avant de remonter lentement vers le nord (climat tempéré) pour y espérer des températures plus douces au fur et à mesure de la sortie de l’hiver.
Nous avons donc atterri à Ho Chi Minh City, à l’aéroport international Tan Son Nhat.
Les Visas
Pour l’obtention de nos visas, nous avons contacté avant notre départ l’agence Vietnam Visas qui a prévenu le ministère de l’immigration de notre arrivée et nous a envoyé une lettre de confirmation tamponnée. L’opération coûte 12$ pour un visa d’1 mois et par personne, payable en ligne. Ainsi nous avons pu bénéficier du principe de « visa à l’arrivée » bien meilleur marché – 25$ par visa – moyennant la fourniture de la lettre en question et d’une photo par personne (2 photos pour les enfants). Premier accroc dans notre organisation, nos photos, préparées avec amour par Elsa, sont restées à Poitiers par ma faute. Il nous en a coûté 5$ supplémentaires par personne. Il faut de toute façon se munir à l’avance de liquidités en dollars US ou en euros (les cartes bleues ne sont pas acceptées) pour passer cette indispensable étape de « bienvenue ».

L’argent
Après la douane, première rencontre avec un distributeur automatique pour y récupérer des Vietnam Dôngs (VND). Les étrangers n’ont le droit de retirer que 2.000.000 VND maximum par jour, soit environ 80 €, parfois l’automate limite même le retrait à 1.500.000 VND (60€). La commission de retrait facturée par l’automate varie entre 20.000 et 60.000 VND (1 à 2,5 €) et il faut bien compter le double (5 €) du côté de votre banque en France, à chaque retrait. Donc à moins d’arriver chargé en coupures vietnamiennes, il faut s’attendre à un sacré racket bancaire, fort bien organisé. En moyenne nous avons retiré la somme maximum environ 6 jours sur 7, afin de payer les restaurants, la plupart des guest houses et des visites. Lorsqu’il est possible de payer en carte bleue, une commission de 3% est généralement ajoutée. Cependant ça semble plus rentable que de cumuler les commissions, plus importantes, lors des retraits bancaires. Pour nous faciliter la vie nous avons opté pour un système de conversion simple où 1 € = 25.000 VND. Dans la réalité l’euro est un tout petit peu plus faible (24.500 VND). Le vrai conseil de sioux nous sera délivré par un couple de français à la fin de notre voyage vietnamien : se promener avec beaucoup de dollars et faire du change en douce dans les bijouteries, qui sont connues pour pratiquer un taux de change très proche de l’officiel. En faisant ainsi nous aurions économisé 150 € dans le mois.
Trajet Aéroport – centre ville d’Ho Chi Minh City
Pour atteindre le centre ville d’Ho Chi Minh City, le Bus n°152 nous attendait en face de la sortie du terminal international, le billet est à 5.000 VND (0,2 €), payable à bord auprès du préposé. Comme nous logions dans le centre, nous avons stoppé à l’arrêt principal du centre ville, la petite gare routière de Ben Thanh à proximité du marché central et d’un gigantesque rond-point avec la statue de Trân Nguyên Hai en son centre.
Trouver une adresse de logement à Ho Chi Minh City
De là, nous avons rejoint notre guest house à pied. Il s’agissait de la Mai Guest House, installée au 241/41 de la rue Pham Ngu Lao. Lorsque le numéro de la rue s’annonce double, c’est que le 241 ne correspond pas à un immeuble, mais à une ruelle étroite où la numérotation reprend naturellement à zéro. Nous avons donc atteint le numéro 241, bifurqué dans la ruelle et trouvé notre guest house 41 numéros plus loin.
Guest Houses et réservations des logements
Les guest houses sont a priori tenues par des familles, lorsque les hôtels emploient du personnel. A petit prix (de 8 à 30 € la nuitée) la différence de prestation reste imperceptible. Pour s’éviter de longues négociations et quelques mauvaises surprises sur le confort et l’état des chambres, nous avons surtout privilégié la réservation via les conseils et les notations des clients les plus récents sur Trip Advisor, associés à la centrale de réservation Booking.com. Certains voyageurs déconseillent le concurrent de Booking.com, la centrale Agoda.com, notamment pour la fréquence des problèmes rencontrés. Généralement un hébergement recommandé sur Trip Advisor est ensuite proposé à la réservation, à des prix semblables, via les deux centrales de réservation. En s’enregistrant puis en notant à son tour les hébergements sur Booking.com, on accède rapidement au statut Genius qui permet de bénéficier de petites réductions supplémentaires.
Habituellement les petits enfants ne comptent pas au Vietnam, et sont donc tolérés dans un lit d’appoint (parfois disponible en supplément) ou dorment entre leurs deux parents, les lits double étant généralement des 160 cm. Pour bénéficier d’une vraie chambre à 2 lits double, dite « familiale », il faut donc réserver pour 4 personnes, sous-entendu 4 adultes.
Nous sommes restés 2 nuits à Ho Chi Minh City (HCMC). Nous avons découvert les restaurants de rue, où les plats typiquement vietnamiens oscillent entre 30.000 et 100.000 VND dans les gargottes de rue, un sublime smoothie vaut 25 à 30.000 VND, un sandwich complet (Banh Mi) de 10 à 25.000 VND etc. Evidemment nous avons essuyé des arnaques, mais en les voyant arriver de loin !
De Ho Chi Minh City à My Tho en bus
Nous avons quitté Ho Chi Minh City pour le delta du Mékong en utilisant une compagnie locale qui n’a pas pignon sur rue (recommandée par notre logeur). L’avantage : partir du centre ville plutôt que de payer un taxi pour rejoindre la gare routière principale, à 10 km, et y trouver un bus de « touristes » plus cher. Nous avons payé chacun 60.000 VND pour aller jusqu’à My Tho, la « porte d’entrée du delta ». Forcément, « petite agence de bus » signifie « petit arrêt », nous avons donc été débarqués dans une rue inconnue de My Tho. Un taxi nous a permis de couvrir les 2 kms jusqu’à notre hôtel. C’est dans le delta qu’on a commencé systématiquement à nous proposer des motos-taxis. Pas encore super aventuriers, et lourdement chargés de nos 3 sacs de voyage sans compter le principal – nos 2 enfants – nous avons toujours préféré les taxis-voitures. Dans notre cas, la moto-taxi x2 ou x3 n’est de toute façon pas rentable.
My Tho, sur les bords du Mékong – 14 et 15 février
A My Tho, nous avons séjourné au Rang Dong Hotel. Bien mais pas top. Un peu loin du centre, un peu défaillant côté plomberie, pas de wifi accessible depuis notre chambre, et lits dépourvus de moustiquaire tandis que nous entrons dans la zone « palu » du sud Vietnam. Notre séjour de 2 nuits a été compensé par la vue sur le fleuve et l’amabilité autant que le bras long de Man, le patron de l’hôtel et du restaurant attenant. Nous avons négocié une escapade touristique sur les îles du Delta pour 30$ à nous 4, qui ne valait certainement pas les 60$ demandés au départ. Le lendemain il nous a fait rencontrer Doan, un guide anglophone de haut niveau, qui nous a promené dans tout le coin pour un tour privé d’une journée (pagode Vinh Trang, site et musée de la bataille d’Ap Bac et ferme d’élevage des serpents venimeux), dans la voiture de Man avec un chauffeur, pour 45€ (entrées des sites incluses).
De My Tho à Can Tho en moto – 16 février
Premières émotions en 2 roues, au Rang Dong Hotel nous avons rencontré Phàt, un homme gentil, souriant, pas bien grand, qui maîtrise le minimum d’anglais pour proposer des virées touristiques. Pas de site Internet, pas d’e-mail, juste un téléphone portable et un bureau partagé non loin de l’embarcadère de My Tho. Il nous a proposé, pour 120€, de partir à moto couvrir les 80 km jusqu’à Can Tho, au milieu du delta, y dormir dans une guest house qui s’est avérée rustique mais très sympa – où se trouvent de surcroît un restaurant délicieux ainsi qu’une fabrique de nouilles de riz très prisée des touristes – puis de visiter un marché flottant le lendemain matin, tous les repas, péages, litres d’essence et pauses rafraîchissantes compris au cours du parcours. Nous avions chacun une moto (modèle scooter automatique) et un enfant à gérer sur la selle, Phàt ouvrant la route et transportant nos gros sacs sur son petit engin. Par 35°C, à travers les rizières, à 30 km/h de moyenne, l’expérience fut un régal pour toute la famille. Attention à bien gérer les coups de soleil (bras, dessus des mains, nuque, visage). Lors de notre parcours, nous avons du prendre 2 bacs pour traverser les plus gros bras du Mékong.

De Can Tho à Ben Tre en moto – 17 février
Pas encore rassasiés de nos exploits en 2 roues, nous avons accepté un nouveau deal proposé par Phàt. Repartir de Can Tho après une courte escale en ville pour visiter 2 monuments pour retraverser le delta en direction de Ben Tre (80 km à nouveau). Là-bas, nuitée chez son frère Thai dans sa superbe guest house au milieu des marais. Puis le lendemain, transfert jusqu’à l’arrêt de bus de Ben Tre puis trajet (3 tickets) jusqu’à Dalat. Le tout – repas et faux frais inclus – pour 100€. Thai s’est avéré un hôte extraordinaire, et très attentionné vis à vis de nos enfants comme des autres clients, faisant l’animation avec succès, une vraie rencontre.

De Ben Tre à Dalat en bus – 18 février
Trajet mémorable dans un bus assez peu confortable, mais à l’animation garantie ! 200 km, soit 10 heures de bus… Assez dur à croire au départ, et pourtant si. Comme nos billets faisaient partie du deal de la veille, impossible d’en connaître le prix.

Dalat – 18 au 20 février
Ville des hauts-plateaux du sud, Dalat propose un climat printanier toute l’année. Il y fait frais la nuit, les fleurs et les fruits y poussent très bien. Notre guest house y fut nickel ! Thien et sa femme, les propriétaires, assurent sur tous les plans avec un sourire incroyablement sincère. Nous avons vadrouillé en ville et trouvé, parmi ses nombreuses concurrentes, l’agence Green Adventour où nous fûmes accueillis en français. Pour 60€ nous avons réservé un tour sur mesure avec Lam, un merveilleux guide francophone, en voiture avec chauffeur. Nous avons fait plusieurs haltes traditionnelles des circuits touristiques, mais Lam a rapidement compris notre soif d’en apprendre plus sur la réalité sociale du pays. Tout en accomplissant les visites avec beaucoup d’attention envers l’intérêt des enfants (cascade de l’Eléphant, pagode, cultures de fleurs, de fraises, de café, élevages de vers à soie ou de grillons…) nous avons aussi pris du temps pour évoquer l’envers de la carte postale et les grands défis qui secouent le pays.

Avec les enfants, nous avons du renoncer aux nombreuses opportunités de sorties sportives autour de Dalat : canyoning, escalade, VTT, randonnées… Nous nous sommes promis de revenir.
De Dalat à Nha Trang en bus – 21 février
Légère montée en gamme, nous avons réservé 4 billets à 8€ pièce pour rallier Nha Trang depuis Dalat, soit 5 heures de bus à travers la montagne. Sièges plus moelleux, inclinables (sauf pour moi, mon voisin de derrière mesurait 2 mètres et ne respirait déjà plus beaucoup), récupération des clients à leur hôtel respectif… Mais c’est tout.
Nha Trang – du 21 au 24 février
Nous y avons passé une nuit de plus qu’à notre habitude, car les enfants étaient scolarisés 2 jours à l’EFI center. Nha Trang propose plusieurs activités réputées notamment autour de sa superbe plage et des îles environnantes (voile, kite-surf, plongée, snorkeling). C’est aussi la ville des spas, bains de boue et massages. Nous avons logé dans une guest house réputée et très bien tenue. Notre guest house, impeccable, nous fut conseillée par Vicki – institutrice anglophone de l’EFI center – qui y loge à l’année.
De Nha Trang à Da Nang en train de nuit – 24 au 25 février
Pour réserver un train au Vietnam, heureusement que les blogs existent. Je recommande l’excellent Seat61 qui nous a permis de nous y prendre comme des grands. Constater d’une part les horaires exacts et le remplissage des trains sur le site officiel de Vietnam Railways (attention, le site www.vietnam-railways.com est en fait celui d’une agence particulièrement chère) mais s’abstenir de commander en ligne car les cartes bleues étrangères ne fonctionnent visiblement pas. Une fois le train choisi, il faut le réserver par exemple via le site Baulao en prenant garde à bien sélectionner les options, parfois il faut cliquer pour faire un choix puis cliquer à nouveau pour le valider. Ce site vietnamien accepte les paiements en ligne via des cartes étrangères, et ajoute en passant des commissions très raisonnables.

Tous les trains de cette ligne Ho Chi Minh City – Hanoi parcourent le pays en un peu moins de 48 heures, il est donc très probable qu’en montant à mi-parcours comme ce fut notre cas, votre couchette ait déjà été occupée. La plupart des rames possèdent des couchettes en compartiment de 6 places, comme en France, mais proposant une épaisseur de matelas proche du zéro. Certains trains offrent des couchettes luxe par compartiment de 4, mais nous n’avons pas eu la chance d’en croiser pour tester. Le prix des couchettes est en général proportionnel à la hauteur : en bas (plus facile pour entreposer les bagages), c’est le plus cher (20€ dans notre cas), tout en haut, le plus cheap près de la bouche de clim non réglable (16€). Le train ne va pas très vite, il s’avère donc idéal de voyager de nuit. Les enfants en dessous de 10 ans payent demi-tarif.
Hoi An – 25 au 27 février
Hoi An est l’une des plus belles villes touristiques du Vietnam. Miraculeusement conservée à l’écart des bombes lors des 30 années de guerre qui ont pratiquement rasé le pays de 1945 à 1975, Hoi An a aussi conservé le charme d’un port de commerce du XIXème siècle avant que l’ensablement du fleuve détourne brutalement les activités marchandes vers Da Nang.
Comparativement, Da Nang apparaît comme une ville en plein boom, encore spacieuse et occupée à s’étendre de partout, bétonnant son littoral à coups de resorts grand luxe. Le train stoppe à Da Nang où bus et taxis proposent d’emmener les touristes à Hoi An, située à 30 km. Pour 15$ notre guest house a organisé notre transfert depuis la gare de Da Nang. Jusqu’ici ce fut la seule réservation d’hébergement qui posa problème. Une réduction supplémentaire de Booking.com s’étant appliquée, peut-être que l’histoire floue que m’a sortie notre hôtesse cherchait à justifier le rétablissement du tarif original, prouvant sans doute par là que Booking.com imposerait ses réductions aux hôteliers sans régler la différence auprès d’eux.
Cependant le niveau des prestations fut correct, notamment pour Hoi An où les prix s’envolent aisément. Les locations de vélo à 25.000 VND (1€) la journée ont bien servi !

Autour de Hoi An, on peut notamment visiter les ruines de My Son, à environ 45 km au sud-ouest. Pour s’y rendre (compter une bonne demie-journée, et de préférence arriver au maximum à 8 heures du matin sur le site pour en profiter avant l’arrivée massive des touristes vers 9h30) nous avons réservé une voiture avec chauffeur dans l’une des agences du centre ville, pour 32€.
De Hoi An à Huê en bus – 27 février
Pour 6,5€ par personne, nous avons été récupérés à notre guest house pour rejoindre la gare routière de Hoi An où un bus nous a mené vers Huê. Le périple passe par Da Nang puis sous la montagne par un long tunnel assez récent. Beaucoup plus mémorable visiblement, le train accomplissant le même parcours circule au contraire dans la montagne où il prend le nom poétique de « train des nuages ». Ce jour-là il pleuvait, nous n’avons donc rien regretté. Le trajet a pris 4 bonnes heures. A l’arrivée, nous avons dormi dans une guest house à petit budget où notre principal problème fut de résister au froid sous nos frêles couvertures.
Huê – 28 et 29 février
Nous avons acheté un billet combiné assez cher (360.000 VND pour chaque adulte, 70.000 VND pour notre fils, gratuit pour notre fille), valable 48 heures, qui nous a donné accès à la citadelle impériale ainsi qu’à 3 mausolées visibles dans un rayon d’une dizaine de kilomètres de la ville. La visite de la citadelle nous a occupé toute une journée.

Le lendemain nous avons embarqué dans un bus à touristes réservé au Mandarin Café moyennant 11,5€ par personne, avec un guide anglophone, pour visiter les 3 mausolées en question, une école de Kung Fu vietnamien et un jardin fruitier (80.000 VND supplémentaires pour nous 4, correspondant aux entrées non prises en charge par notre billet combiné). Notre périple aura aussi comporté une halte pour visiter une fabrique de bâtonnets d’encens et de chapeaux traditionnels, 2 parcours en bateau sur la rivière des Parfums, le déjeuner du midi et la visite de la plus belle pagode de Huê. L’opération aurait été plus rentable si le guide avait parlé français… mieux étudié les lieux visités et moins milité aveuglément pour la cause communiste !
Nous avons quitté Huê pour Hanoi en avion. Après étude des horaires et tarifs des trains-couchette (25€ par personne – 15 heures de trajet) le super-deal de Vietnam Airlines nous a semblé en valoir la peine (25€ par personne – 1 heure de trajet) ! La réservation s’est faite en ligne directement sur leur site Internet, en anglais.
Le taxi depuis le centre de Huê jusqu’à l’aéroport situé à 15 km nous a coûté 180.000 VND. Il est sensé exister une navette à 40.000 VND, mais pour 4 personnes le taxi vaut le coup.
Hanoi – du 29 février au 3 mars
L’arrivée à l’aéroport d’Hanoi laisse craindre le pire. Les guides préviennent des nombreuses arnaques en vogue. Faux taxis, vrais rabatteurs, faux hôtels… Lorsqu’on atterrit avec 2 enfants épuisés et 3 sacs à dos, à 22h30, il vaut mieux avoir quelques jours de Vietnam dans les pattes pour garder sa confiance en soi. Avec 40 km de distance à couvrir jusqu’au centre ville de la capitale, il n’y a pas beaucoup de choix. Soit votre hôtel vous dépêche quelqu’un, pour un prix convenu à l’avance, soit vous optez pour un bon taxi avec l’assurance d’atteindre facilement les 500.000 VND (20€), soit vous essayez de négocier et convaincre un chauffeur de minibus de vous déposer le plus près possible de votre hôtel. Pour notre part, la proposition de transfert de notre guest house ne nous étant pas parvenue à temps, nous avons négocié 250.000 VND pour une virée en minibus. Il a fallu attendre 15 minutes que le véhicule soit rempli à ras bord avant de s’élancer, mais au final nous avons été déposés devant la porte comme convenu.
A Hanoi, nous nous sommes logés dans la vieille ville (quartier des corporations) d’où nous avons rayonné systématiquement à pied. La ville moderne, plus spacieuse et organisée comme une capitale moderne nécessite de prendre un taxi et de parcourir environ 6 km vers l’ouest.

De Hanoi à Bac Ha – 4 mars
Bac Ha est, avec Sapa, l’une des destinations phares pour rendre visite aux ethnies des montagnes. Il faut prendre un train-couchette (environ 400.000 VND par personne dans un compartiment luxe à 4 couchettes) et s’élancer le soir vers 22h pour arriver à Lao Cai, tout près de la frontière chinoise, vers 6h du matin.

De là, les multiples solutions pour relier Sapa ou Bac Ha se présentent dès la descente sur le quai de la gare : bus, mini-bus, taxis… Bac Ha reste la destination la moins fréquentée avec près d’1h30 de route comparé à Sapa (30 minutes). Le décor montagneux y est également moins réputé, tandis qu’à Sapa les sommets culminent à près de 3.000 mètres. Sauf qu’à Bac Ha, qui plus est en basse saison, nous sommes quasiment seuls, et ça n’a pas de prix 😉
99% des touristes de notre train s’élance donc vers Sapa, tandis que nous payons un taxi 800.000 VND pour nous poser au pied de la formidable guesthouse de M. Sa, à 2 km du centre de Bac Ha. Rétrospectivement nous aurions du essayer d’attraper le bus local qui nous aurait coûté 4 fois moins cher à nous 4 (60.000 VND par personne + une remise pour Alix et ses 7 ans). La gare routière de Lao Cai – d’où part ce bus que nous n’avons pas cherché – fait face à la gare ferroviaire, à l’autre extrémité d’une avenue d’environ 300 mètres.
A Bac Ha nous avons immédiatement profité des randonnées dans la montagne, plutôt douces côté dénivelé, nous permettant d’aligner 13 km au cours de la journée tout en visitant 2 villages d’ethnies des montagnes, dont la célèbre ethnie H’mong fleur aux costumes traditionnels extra-colorés.
Bac Ha et marché de Can Cau – 5 mars
Location de 2 scooters (150.000 VND + 30.000 VND d’essence chacun) puis nous partons dans la montagne, à l’assaut des cols et des panoramas magnifiques des rizières en terrasses, jusqu’à atteindre le marché de Can Cau au bout de ¾ d’heure. Nous y sommes dès 9h30, ce qui s’avère un créneau extra puisque sa fréquentation y bat son plein chaque samedi, tandis que les courageux touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h (3h de route pour eux). Toutes les ethnies, et principalement les H’mongs fleur, sont en habit traditionnel. La partie « marché aux bestiaux » impressionne beaucoup les enfants – à partir de 5 chèvres vivantes ficelées sur le porte-bagage de la mob’, il y a de quoi – et la partie « cantine » a moins mis en appétit les parents. Nous nous arrêterons finalement déjeuner sur le bord de la route au retour, dans un petit village. Pour ceux qui restent le dimanche, c’est le marché de Bac Ha qui s’impose, directement sur place donc. Autrement, pour les autres marchés de la région, cliquez sur cet excellent site.
Le soir, descente à Lao Cai en bus local puis train couchette jusqu’à Hanoi – arrivée à 5h10 le 6 mars.
De Hanoi à Cat Ba – 7 mars
Au départ de Hanoi, la compagnie Hoang Long propose un billet combiné à 210.000 VND par personne pour un périple de 5 heures en bus jusqu’à Haiphong, puis dans un autre bus jusqu’à l’embarcadère à l’embouchure du fleuve, puis en speedboat jusqu’à l’île de Cat Ba avant un dernier bus qui traverse l’île jusqu’à la ville de Cat Ba. Le billet s’achète à la gare routière de Luong Yen à Hanoi, située à 3 km au sud-est du lac de l’épée restituée, le long de la voie rapide. Plus de détails ici.
A Cat Ba, l’hôtel que nous avons choisi pour son petit prix (250.000 VND la nuit pour une chambre avec vue sur la baie), était conseillé par notre lonely planet, sauf que notre édition n’a pas été réactualisée depuis 2014, et visiblement l’hôtel en question non plus. Par le bouche à oreille nous avons su qu’il existait mieux pour 200.000 VND. Nous sommes arrivés sans réservation, sur Booking.com le tarif y est doublé et la note reflète assez peu la réalité… bizarre.
Cat Ba – 8 mars
Nous avons choisi deux excursions auprès de Cat Ba Ventures, dont l’agence se situe face à l’embarcadère de l’hydrofoil, au centre du front de mer. Tous les hôtels proposent les mêmes excursions, le nôtre recommande celles de cette agence. Pour une journée de croisière en baies d’Ha Long et de Lan Ha, avec déjeuner, baignade sur une île, 2 heures de kayak et parfois snorkeling, il faut compter de 12 à 24€ par personne. Cat Ba Ventures est visiblement la plus chère. Mais les touristes sortant de l’agence en soirée arbore un tel sourire aux lèvres que ça séduit. Nous avons donc mis le prix et n’avons jamais été déçus, un vrai bonheur de 8h à 17h, déjeuner délicieux et très copieux à bord. Le lendemain nous avons opté pour un tour privé de 3 heures du parc naturel de l’île, moyennant 12€ par personne.
De Cat Ba à Ho Chi Minh City – 9 mars
A l’issue de notre dernière journée sur l’île de Cat Ba, nous sommes repartis en hydrospeed directement de la ville de Cat Ba vers le port central d’Haiphong. Le dernier bateau part à 16h et met 45 minutes à couvrir les 46 km. Une vingtaine de minutes de taxi plus tard nous avons atteint l’aéroport d’Haiphong pour décoller à 18h50 sur un vol Vietjet Air de 2h à destination d’Ho Chi Minh City. Le billet adulte coûte environ 56€, bagage 20 kilos inclus.