Whistler à nos pieds – 25 août 2025

Réveil plein de promesses dans notre coquette chambre d’hôtel. Aujourd’hui, nous voulons randonner, alors on ne traîne pas ! 

Malheureusement, la paresse nous fait un coup de tête / balayette / manchette et nous restons à glander confortablement jusqu’à près de midi. Enfin, c’est pas trop tôt, nous voilà parés pour nous rendre au départ de notre balade du jour, le trail du Cheakamus Lake. Il est décidé que la jeune Lilix reste à l’hôtel aujourd’hui car elle ne sent pas d’humeur randonneuse ; aucun problème ma bichette, après tout les vacances c’est aussi fait pour se reposer si on le souhaite.

C’est prouvé : les meilleures randos commencent comme ça

Dans le parking

En voiture, nous papotons agréablement et je me goure gaillardement de direction malgré le GPS. Voilà qui nous permet, le temps de retrouver notre chemin, de sillonner un quartier résidentiel assez chic, où de belles et grandes demeures sont encadrées par des jardins impeccables. Devant l’une des villas, deux petits enfants blonds se tiennent devant un mignon stand et vendent de l’orangeade faite maison ; ça existe donc en vrai, cela n’est pas que dans les films. 

Photo non contractuelle

Nous quittons la route “en dur” pour nous taper 25 minutes de piste chaotique avec gros cailloux, trous béants et ravins de mille kilomètres ; notre voiture de location a l’élégance de ne pas crever mais je suis en sueur en arrivant au parking. Je reprends vite mes esprits devant la balade qui s’annonce.

Celle-ci tape officiellement dans les 15 km, est de niveau modéré, et le joli chemin que nous empruntons borde une rivière puis un lac, sans jamais quitter la forêt. 

Bon ben y’a plus qu’à

Pour accéder au parc naturel Cheakamus (et dans de nombreux autres parcs naturels du coin), il faut préalablement se déclarer auprès d’une autorité régionale, la BC Parks, et obtenir un laisser-passer, aussi bien pour randonner que pour camper une nuit ou deux. Ainsi est régulé le nombre des personnes présentes sur site, ce qui est fort utile pour la préservation des lieux mais aussi pour savoir à qui on a affaire en cas de sauvetage d’urgence. Dans une cahute à l’entrée du parc sont postés 2 fonctionnaires qui contrôlent les pass et dispensent des conseils : que faire en présence d’un fauve, comment rationner son eau… c’est à la fois sécurisant et un peu flippant. 

Mais potentiellement ça vaut le coup

La balade est d’une beauté saisissante ; ma préférée de tout le séjour. La forêt semble constituée de multiples forêts distinctes car d’un versant à l’autre des montagnes les arbres, buissons et fleurs changent en aspect et en nombre. Le lac et la rivière sont alimentés par mille petits torrents issus de la fonte estivale du glacier qui se trouve au-dessus, leur conférant une couleur irréelle, entre le bleu polaire et le turquoise. Nous plongeons parfois les mains dans un torrent pour nous asperger le visage et nous rafraîchir – mais pas trop longtemps car l’eau doit être à 5 degrés. Il faut dire que le thermomètre affiche 31 degrés aujourd’hui ; heureusement que le mercure chute un peu sous les grands arbres et davantage encore quand nous parvient l’écume d’un ruisseau glacé. 

En bordure de chemin et tout à côté de la rive, nous croisons quelques emplacements de camping quasi sauvage. Ces emplacements sont à peine assez grands pour abriter une tente et deux petites chaises. Deux toilettes sèches se trouvent plus haut dans la forêt, et un genre de portique permettant de mettre sa nourriture en hauteur, à l’abris des ours et des cougars, vient finaliser l’équipement mis à disposition des campeurs. Pour le reste, chacun se débrouille avec ses provisions d’eau et les moyens du bord.

Prière de mettre ses Figolu hors de portée des grizzlys

Essaie maintenant de me piquer mes Balisto, sale cougar

Nous ferons étape à deux reprises autour du grand lac. Il est fortement déconseillé de s’y baigner à cause de bactéries colportées par les castors, susceptibles de vous coller une diarrhée de tous les diables. Valentin acceptera de poser pour la photo mais pas de se baquer : « attraper la chichi du castor : jamais », nous dira-t-il, la mine sombre. Il ne se mouillera pas plus haut que le genou.

Un Toto sur son arbre perché

Matthieu, par contre, plongera tout entier dans l’eau, et je le rejoindrai timidement, le souffle coupé par le froid ; tant pis pour les castors et leurs bactéries, il fait trop chaud.

À notre retour à l’hôtel, 19 bornes plus tard, nous retrouvons une Lilix toute fraîche et ravie de sa journée en solo, passée à la salle de sport, à faire la sieste et au bout du fil avec ses amies. Nous posons dans un bruit mol le Vava qui a trouvé la rando belle mais beaucoup trop crevante (d’autant plus qu’on n’a pas déjeuné à midi, seulement grignoté une barre de céréale dans l’aprèm) et sortons nous délasser à la piscine de l’hôtel. 

Un plat de pâtes plus tard, le sommeil nous cueille ; il nous faut nous reposer car demain nous voulons randonner de nouveau…

Posted in ...des parents, Canada, Whistler.

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