Le jour le plus long – 6 avril

A l’occasion de ce voyage, nous vivons quelques journées particulières occasionnant une bonne désynchronisation des montres.

Dormir n’importe où, n’importe quand, ça s’apprend ! En la matière nous sommes encore en rodage. Passé notre premier jetlag Paris/Ho Chi Minh, plutôt bien géré, nous avons dû batailler lors de l’escale à Bali, où nos avions ont systématiquement atterri et décollé au milieu de la nuit.

20160406_LasVegas - 1

20160406_LasVegas - 2

20160406_LasVegas - 3

Mais le 6 avril fut une journée particulière, notre jour le plus long. J’ai bien sûr pensé à mon frère en permanence, lui qui aurait vécu à notre place un anniversaire de 40 heures ! En passant la ligne de changement de date située en plein Océan Pacifique nous avons remonté le temps d’une journée, quittant Tokyo mercredi à 17h pour atterrir à Seattle au bout de 8h de vol, le même mercredi, vers 9h du matin. Je m’explique enfin pourquoi les Japonais sont systématiquement très à l’heure aux rendez-vous sur les salons américains. Nous avons redécollé de Seattle en fin de matinée – en survolant les volcans enneigés – pour atterrir à Las Vegas environ 3h plus tard.

20160406_LasVegas - 1 (2)

A l’arrivée à Las Vegas, nous n’avions dormi qu’une à deux heures en tout, dans cette fameuse position « nuque raide » imposée par les sièges de la classe économique. Fort heureusement, arriver un mercredi – un jour quasi « mort » pour Las Vegas – vaut carrément la peine. Aucune queue nulle part, de l’aire des taxis de l’aéroport jusqu’au comptoir d’accueil de l’hôtel. Plein de chambres prêtes, de sorte d’en profiter avant l’heure habituelle (15h), des rues clairsemées et des tarifs réduits pour un oui ou pour un non. En revanche il nous faudra bien veiller à mettre les voiles vendredi, autrement ce seront nos sous qui tinteront dans cet immense bandit manchot du désert. Les prix s’envolent, la chambre d’hôtel vaut le triple, et la moindre crevette-mayonnaise le double !

Nous entamons notre découverte du Circus Circus – grand hôtel mi-défraîchi, cher aux familles, qui renferme un casino pour les parents et un parc d’attractions pour les enfants, tout simplement – par une vraie sieste de 3 heures ! Nous ouvrons l’œil à l’heure où le soleil disparaît derrière la barre rocheuse de l’ouest, et la ville allume ses lampions.

20160406_LasVegas - 1 (1)

Nous sortons nous dégourdir, et remplir nos yeux de larmes (non que le malheur nous accable, au contraire, mais les écrans géants sur-lumineux attaquent directement la rétine). Après 1 petit kilomètre de marche nous sommes en vue du premier hôtel-casino que nous visiterons, le Treasure Island, avec ses bateaux et sa déco « pirates », puis nous enchaînerons avec le Palazzo et le Venetian, où nous slalomerons entre les gondoles et dînerons rapidement pour reprendre notre promenade anti-calorique au plus vite. L’équilibre alimentaire obéit ici à une autre équation : en Asie nous étions devenu maîtres de l’équilibre riz/fruits, là il va s’agir de trouver le centre de gravité podomètre/graisses.

20160406_LasVegas - 2 (1)

20160406_LasVegas - 5

20160406_LasVegas - 3 (1)

20160406_LasVegas - 6

20160406_LasVegas - 7

20160406_LasVegas - 14

20160406_LasVegas - 8

20160406_LasVegas - 9

Elsa versera sa petite larme en traversant le Flamingo, premier souvenir de son précédent séjour à Vegas, puis nous emmènerons les enfants dans le dédale romain du Caesar’s Palace, admirer comme il se doit les plafonds peints en trompe l’œil, célébrant le jour déclinant dans une douce lumière mordorée façon « c’est l’heure de l’apéro »… à longueur de journée.

20160406_LasVegas - 15

20160406_LasVegas - 16

20160406_LasVegas - 21

20160406_LasVegas - 20

Les 3 kilomètres du retour ne nous font pas peur, il fait bon et la sieste nous permet de veiller pour expier nos premières calories surnuméraires. Les enfants entrevoient rapidement, surtout à cette heure avancée, que l’environnement se compose uniquement de boutiques et de casinos entrecoupés de restaurants et de toilettes. En revanche il leur faudra un temps certain pour comprendre que tous ces adultes ne jouent pas aux jeux vidéo comme cela y ressemble à première vue, mais bien à des jeux de hasard sur écran.

20160406_LasVegas - 18

En repartant nous leur parlons tout de même des nouveaux « clients » de la ville, moins fêtards et inconséquents que la faune historique mais à la recherche d’un tourisme plus raffiné, ce qui se traduit peu ou prou par des tarifs décuplés, en langage américain. C’est pourquoi les nouveaux hôtels visent désormais les plus riches, armés de boutiques de grands couturiers et d’une salle de spectacle capable d’accueillir les shows les plus spectaculaires et professionnels au monde. Leur visite sera pour demain.

20160406_LasVegas - 26

20160406_LasVegas - 24

20160406_LasVegas - 23

20160406_LasVegas - 22

Nous retrouvons notre chambre pour tenter de passer une nuit paisible, malgré notre longue sieste et le décalage horaire qui semble nous jouer un vilain tour, qu’il est pénible de se retourner 100 fois dans son lit en se sentant tout à fait prêt à faire un foot ou partir déjeuner.

Posted in ...des parents, Las Vegas, USA.

4 Comments

  1. Vous vous êtes t-y pas épousaillés à Las Vegas ? avez-vous retrouvé le lieu pour Val et Lilix ? Vous allez devoir vous rhabiller en France car j’ai la nette impression que vous avez fondu royalement. N’oubliez pas les pantalons dans les chaussettes….. bon j’arrête. Bonne suite, je vous embrasse fort

    • Tout juste ! Non, nous n’avons pas péleriné sur le lieu de cet intense instant. Par manque d’une voiture d’une part, et puis le programme était déjà serré avec une seule journée complète sur place.
      Côté forme olympique, on fera les comptes sur la balance en rentrant, si nous assurons ça se finira très bien !
      Bisous ma Béa

    • Croisé aujourd’hui sur la route de Carson City à Sacramento (la Sarthe-Mayenne du coin) un « swim-golf » !
      En fait, un golf où tu peux nager dans les étangs… mouais, il doit y avoir une espèce de circulation alternée pour ne pas se ramasser une balle en plein effort.
      Bises

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *